Le 22 janvier 2026 à Addis-Abeba, le ministre allemand des Affaires étrangères, Johann Wadephul, a confirmé le partenariat stratégique solide avec l’Union africaine, basé sur le multilatéralisme et la paix/sécurité, et a annoncé un engagement financier de 88 millions d’euros pour 2026-2027 en soutien aux priorités continentales. Cette annonce fait suite à une visite au Kenya, renforçant la coopération bilatérale.
À Addis-Abeba, le ministre allemand des Affaires étrangères, Johann Wadephul, a réaffirmé le 22 janvier 2026 la solidité du partenariat stratégique avec l’Union africaine, fondé sur des valeurs communes dont le multilatéralisme, la paix, la sécurité, les droits humains et le développement durable. Berlin a annoncé un financement de 88 millions d’euros pour 2026–2027 afin de soutenir les priorités africaines : paix, sécurité, bonne gouvernance, migrations, sécurité sanitaire, ZLECAf, AU Border Programme et AFRIPOL.
La Commission de l’Union africaine apprécie ses relations avec le gouvernement fédéral allemand, et je voudrais également saisir cette occasion pour saluer le rôle moteur joué par l’Allemagne dans la prise de décisions au niveau mondial. Nous savons tous que l’ordre international est en train d’être bouleversé. Cela crée un sentiment d’incertitude et d’imprévisibilité pour l’avenir, ce qui n’est certainement pas utile et ne nous permet pas de planifier correctement la mise en œuvre complète de notre programme de paix et de développement. Espérons que la raison et la sagesse l’emporteront sur les décisions imprudentes et perturbatrices qui ont des répercussions mondiales.
Mahamoud Ali Youssouf, Président de la Commission de l’Union africaine – Djibouti
Johann Wadephul a effectué une tournée africaine de deux jours (Kenya et Éthiopie) pour renforcer le dialogue euro-africain. À Nairobi, il a rencontré le président William Ruto et visité le Humanitarian Peace Support School, saluant la coopération germano-kényane en matière de formation et de maintien de la paix. Des discussions sur un accord de coopération en matière de défense sont en cours.
Nous sommes également conscients que des progrès en matière de coopération en matière de retour sont essentiels. À cet égard, nous estimons qu’il existe encore une marge d’amélioration. Nous continuerons donc à plaider vigoureusement en faveur d’une coopération efficace. Je suis convaincu que grâce à cet effort commun, nous serons en mesure de mettre en place un partenariat durable et fructueux dans le domaine de la migration et de la mobilité.
Johann Wadephul, Ministre des Affaires étrangères – Allemagne
À Addis-Abeba, les discussions ont également abordé les défis sécuritaires régionaux, notamment dans les Grands Lacs et au Soudan, où les hostilités ont des conséquences humanitaires graves. Le président de la Commission de l’UA et le ministre allemand ont réclamé un cessez-le-feu immédiat, un dialogue inclusif et la protection des civils, insistant sur le rôle central des organisations africaines dans la prévention et la gestion des conflits.
L’Allemagne joue également un rôle dans le maintien de la paix sur notre continent. Il faut le reconnaître. L’Allemagne préside le Groupe de contact et de coordination sur la région des Grands Lacs. Malgré le changement de gouvernement anticonstitutionnel, l’Allemagne a maintenu sa coopération avec les pays du Sahel, le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Le gouvernement allemand soutient également le programme frontalier de l’Union africaine et AFRIPOL. L’Allemagne a également été le moteur du Pacte du G20 avec l’Afrique, un programme très important visant à mobiliser des capitaux privés pour l’investissement et la création d’emplois sur notre continent.
Mahamoud Ali Youssouf, Chairperson of the African Union Commission – Djibouti
Pour l’Allemagne, ce partenariat va au-delà de l’aide ; il vise à promouvoir le multilatéralisme et l’ordre international fondé sur des règles, tout en soutenant l’intégration africaine (notamment la ZLECAf). L’Afrique y voit un appui financier et institutionnel clé pour ses initiatives et pour accroître sa représentation dans les institutions mondiales, notamment par la réforme du Conseil de sécurité de l’ONU.