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Afrique : les États de la CEMAC appelés à respecter leurs engagements

Réunis en session extraordinaire, les États membres de la CEMAC se sont fixés pour objectifs de renforcer la coordination économique, d’accélérer les réformes structurelles et de préserver la stabilité monétaire, face au ralentissement de la croissance mondiale et à l’incertitude des marchés. Dans l’urgence, le président congolais Denis Sassou-Nguesso a convoqué cette rencontre le jeudi 22 janvier, rassemblant quatre chefs d’État (Centrafrique, Gabon, Guinée équatoriale, Congo) et les ministres des Finances du Cameroun et du Tchad. Les discussions ont porté principalement sur les engagements conclus avec le Fonds monétaire international (FMI).

Les Chefs d’État de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) ont appelé au resserrement des rangs face à un contexte économique jugé « préoccupant mais maîtrisé ». Lors d’une Session extraordinaire tenue à Brazzaville le jeudi 22 janvier, ils ont adopté une série de mesures urgentes pour redresser la situation économique, financière et monétaire de la zone. Les discussions ont été principalement axées sur les engagements conclus avec le Fonds monétaire international (FMI).

 “ Trois orientations majeures pourraient utilement encadrer nos réflexions. Premièrement, la nécessité d’assurer une meilleure cohérence entre nos cadres budgétaires et nos engagements communautaires et internationaux. Deuxièmement, le renforcement de la transparence et de la gouvernance dans la gestion publique à travers une meilleure communication des informations, la modernisation des outils de gestion et la préservation de l’indépendance de nos institutions communautaires. Et enfin, troisièmement, la consolidation de la stabilité monétaire, notamment par une gestion prudente et coordonnée de nos réserves de change et extérieure.”

Ludovic Ngatsé, Président sortant du conseils des ministres de l’UEACCongo

Dans l’urgence, les États de la CEMAC ont adopté une feuille de route claire, les appelant à court terme à garantir la cohérence entre leurs lois de finances et les programmes du FMI, ainsi qu’à poursuivre des accords en vue de consolider la soutenabilité de la dette.

 “ Nos travaux de ce jour ne visent donc pas uniquement à diagnostiquer la crise. Il nous revient, en tant que gardiens de l’intérêt collectif sous-régional, de poser les bases d’une réflexion lucide, rigoureuse et constructive.”

Ludovic Ngatsé, Président sortant du conseils des ministres de l’UEACCongo

Le choix stratégique de la CEMAC repose sur la discipline budgétaire et la coopération avec le FMI, jugées essentielles pour préserver la crédibilité internationale de la zone. Parallèlement, la Banque centrale révise sa réglementation des changes et encourage la domiciliation des fonds afin de consolider les réserves communes. L’aboutissement de cette stratégie, qui intègre aussi un enjeu social (éducation, santé, développement), dépendra de la capacité des États à concrétiser leurs engagements pour assurer une stabilité durable dans la zone.

 “ Je formule le vœu que la réflexion qui sera menée ici, en toute lucidité et franchise, aboutisse à des propositions concrètes, équilibrées et réalistes, permettant à nos chefs d’État de prendre des mesures idoines pour maintenir la crédibilité de notre cadre macroéconomique, de renforcer la stabilité de l’Union et de préparer les fondations d’un développement durable et inclusif de nos pays.”

Ludovic Ngatsé, Président sortant du conseils des ministres de l’UEACCongo

Ces décisions interviennent alors que la CEMAC est confrontée à des défis majeurs : une croissance moyenne limitée à 2,1 % ces cinq dernières années (inférieure à la progression démographique), une perte de 1 300 milliards de FCFA de réserves de change, et un taux de couverture extérieure tombé à 67 % entre juin et décembre 2025.

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