Eunice Kamwendo, macroéconomiste zambienne chevronnée et Directrice du bureau régional de la CEA (Commission Economique pour l’Afrique) pour l’Afrique australe, est experte en développement. Elle se spécialise dans l’analyse macroéconomique, la transformation structurelle et la planification du développement, visant à réduire la pauvreté et les inégalités pour un développement humain durable. Elle dirige l’équipe de la CEA dans le soutien à la diversification et à la transformation économiques de la région.
Eunice Kamwendo, macroéconomiste zambienne chevronnée, est la Directrice du bureau régional pour l’Afrique australe de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA). Experte en développement régional et mondial, elle maîtrise l’analyse macroéconomique, la transformation structurelle et la planification du développement. Son action vise à réduire la pauvreté et les inégalités pour un développement humain durable. Elle dirige l’équipe du bureau régional de la CEA pour soutenir la diversification et la transformation économiques en Afrique australe.
“L’Afrique australe est, de toutes les sous-régions, la plus durement touchée, principalement en raison de la structure statique de son économie. Dans la sous-région, de nombreux pays dépendent fortement des minerais et des matières premières. L’Afrique du Sud, la RDC, le Botswana, la Namibie ou encore l’Angola sont largement tributaires des secteurs minier et pétrolier. Cette dépendance réduit la résilience économique, car tout choc dans ces secteurs affecte directement l’économie, mais aussi le développement socio-économique des populations.”
Eunice Kamwendo, Directrice du Bureau sous-régional pour l’Afrique australe de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA)
Forte de plus de 20 ans d’expérience, Eunice Kamwendo coordonne des publications clés sur l’Afrique, comme le Rapport sur le développement durable en Afrique. Avant le PNUD, elle fut analyste de recherche en gouvernance économique pour le Mécanisme africain d’évaluation par les pairs ( MAEP), puis économiste principale et conseillère spéciale pour le secrétaire au Trésor au Malawi .
“C’est pourquoi l’industrialisation est au cœur des priorités. Dans mon bureau, nous mettons particulièrement l’accent sur une industrialisation inclusive. Cela signifie une industrialisation qui bénéficie à tous, notamment par la création d’emplois. Les secteurs dépendants des matières premières génèrent peu d’emplois ; ceux-ci doivent donc provenir d’autres domaines.”
Eunice Kamwendo, Directrice du Bureau sous-régional pour l’Afrique australe de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA)
La pandémie de COVID-19, la guerre en Ukraine, les catastrophes climatiques, la hausse de l’inflation et l’endettement ont engendré de graves problèmes de développement en Afrique australe : pauvreté, inégalités et manque d’emplois décents. Selon un rapport de Oxfam, la pandémie a accru l’extrême inégalité. Les quinze États membres de la SADC ont perdu environ 80 milliards de dollars en 2020 (220 dollars par citoyen), effaçant tout espoir pour les pays d’atteindre les objectifs de leur plan de développement national visant à réduire la pauvreté et les inégalités d’ici 2030.
“Pour nous, ces domaines incluent la valorisation agricole et l’industrialisation basée sur l’agriculture. C’est sur ces axes que se concentre notre action, tout en veillant à accompagner le développement des PME. En effet, cette dynamique doit être portée par le secteur privé, en commençant à petite échelle, tout en reconnaissant que les grandes industries disposent déjà des capacités nécessaires pour se soutenir elles-mêmes.”
Eunice Kamwendo, Directrice du Bureau sous-régional pour l’Afrique australe de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA)
Le rapport d’ Oxfam sur la SADC révèle que malgré un engagement gouvernemental contre les inégalités socio-économiques, l’ampleur du problème, exacerbée par le fonctionnement du marché et la COVID-19, n’est pas compensée par les politiques actuelles. La pandémie a brutalement creusé les fractures existantes. Le rapport insiste sur la nécessité d’une intervention politique et de ressources beaucoup plus audacieuses et systémiques pour éviter que la persistance des disparités ne compromette le développement de la région.