Africa24 TV

Afrique : l’État gabonais résolu à se tourner vers le FMI

Avec une dette publique projetée à plus de 80 % du PIB en 2025, des besoins de financement estimés à près de 19 % du PIB sur la période 2024-2025 et un budget 2026 de 9,7 milliards d’euros, le Gabon fait face à une dégradation rapide de ses équilibres macroéconomiques. Dans un contexte marqué par la dégradation de sa note souveraine à CCC par Fitch Ratings en décembre 2025, Libreville envisage désormais de solliciter l’appui du Fonds monétaire international (FMI) afin de restaurer sa crédibilité financière et de rassurer les marchés comme les partenaires au développement.

Confronté à une détérioration de sa situation financière et à des besoins de financement en forte hausse, le Gabon est désormais résolu à solliciter l’appui du Fonds monétaire international (FMI) afin de restaurer sa crédibilité macroéconomique et de rassurer à la fois les marchés et les bailleurs de fonds. Cette orientation intervient dans un contexte marqué par la dégradation de la note souveraine du pays à « CCC » par l’agence Fitch Ratings en décembre 2025, sur fond de tensions de trésorerie persistantes et de difficultés d’accès aux marchés financiers internationaux. 

Lorsqu’on veut aboutir à un niveau de croissance et plus tard qui lui-même ce niveau de croissance parce qu’il est soutenu déboucherait sur le bien-être des populations, on va faire en sorte que les composants de ces différents, de ces grands secteurs de l’économie soient pris en compte. 

THIERRY MINKO, Ministre de l’EconomieGabon

Selon les projections du FMI, la dette publique gabonaise pourrait dépasser 80 % du produit intérieur brut (PIB) en 2025, franchissant ainsi le seuil communautaire fixé par la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). Cette dynamique de la dette accentue les vulnérabilités budgétaires du pays et limite ses marges de manœuvre financières.

“Un certain nombre de stratégies vont être mises en place dans le cadre de ce plan et ces stratégies-là vont avoir pour effet, ont déjà commencé à avoir pour effet de rassurer les investisseurs parce que quand les investisseurs savent que vous mettez en place des stratégies qui vont faire en sorte que, pour parler simplement de ce que vous dépensez, les stratégies que vous allez mettre en place au niveau de l’investissement vont avoir effectivement des effets sur le bien-être des populations, des effets sur la croissance lorsque vous les mettez en place, les gens se disent que ce plan est crédible on peut venir avec.”

THIERRY MINKO, Ministre de l’EconomieGabon

Pour l’exercice 2026, Libreville a adopté un budget d’environ 6363 milliards de FCFA, caractérisé par une hausse significative des dépenses publiques. Cette orientation budgétaire accroît mécaniquement les besoins de financement de l’État, que le FMI estime à près de 19 % du PIB sur la période 2024-2025.

“Lorsque nous avons dû construire notre transgabonais qui, j’aime à le rappeler, est peut-être le projet le plus structurant que nous avons eu, nous avons fait appel aux transgabonais et ils ne nous ont pas aidé à avoir des financements. Peut-être qu’il est important de préciser qu’il n’y a pas que le Gabon. Le FMI a mis en place des programmes d’ajustement structurel dans plusieurs pays qui n’ont pas eu l’effet escompté. Maintenant, les choses évoluent.”

Louise Pierrette Mvono, Ministre de la Planification et de la ProspectiveGabon

Bien qu’aucun calendrier précis n’ait encore été annoncé pour d’éventuelles négociations avec le FMI, cette annonce constitue un tournant stratégique pour ce pays d’Afrique centrale. La réussite dépendra toutefois de la capacité à mettre en œuvre les réformes exigées, dans un contexte économique et social fragile.

Agenda

logo Africa24tv

CONTACTEZ NOUS

xxxxxxx@yyy.com