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Afrique – UA : une influence limitée face aux conflits

À Addis-Abeba, le 39ᵉ sommet de l’Union africaine réunit cette semaine les chefs d’État et de gouvernement africains. Au cœur des débats, la place de l’Afrique au G20 et la réforme du Conseil de sécurité de l’ONU, deux dossiers stratégiques pour renforcer la voix du continent sur la scène internationale.

Depuis 2016, l’Union africaine a lancé un vaste programme de réformes pour renforcer son efficacité et l’architecture africaine de paix et de sécurité. Réunis à Addis-Abeba les 14 et 15 février 2026, dans le cadre de la tenue du 39ᵉ sommet de l’Union africaine, les dirigeants africains dressent un bilan. Parmi les points clés à l’ordre du jour, l’évaluation du rôle de l’UA au sein du G20 et la réforme du Conseil de sécurité de l’ONU. Le Conseil de paix et de sécurité et les communautés économiques régionales sont au centre de ce dispositif, mais la réalité des terrains reste plus complexe.

“La CWA a soutenu les pays participants dans la mise en œuvre de réformes ambitieuses, la mobilisation des investissements et le renforcement du dialogue entre les investisseurs privés et les partenaires internationaux. Elle a démontré que la poursuite d’une mobilisation à grande échelle, renforce les partenariats financiers publics.”

ENOCH GODONGWANA, Ministre des FinancesAfrique du Sud

Au Soudan, en RDC, au Sahel ou au Mozambique, l’UA intervient peu, laissant les puissances extérieures occuper le terrain. Selon un haut responsable de l’organisation, le problème n’est pas institutionnel, mais politique. Le soutien des États membres aux initiatives africaines est insuffisant. Le manque de cohésion limite la prévention des conflits et ouvre la voie à l’intervention d’acteurs externes.  Au Mali ou en République centrafricaine, les missions onusiennes ont pris le relais, tandis que la coordination entre les CER reste faible, fragilisant les initiatives collectives.

“Le FMI contribue donc à cet effort par le biais de conseils politiques, adaptés au pays du renforcement, des capacités et d’un soutien au reforme dans le cadre des programmes financé par le fond que nous avons mis en place avec certains pays, et si les pays membres du groupe compact ont fait preuve d’une grande résilience surpassant, même les autres pays africains, malgré des chocs et des défis successifs, tel que les dettes publiques, élevées pour certains d’entre eux.”

TIDIANE KINDA, Représentant résident principalAfrique du Sud

Pour renforcer son influence, l’UA devrait, selon les experts, persuader chaque État que soutenir l’action collective n’est pas un idéal abstrait, mais un investissement stratégique pour la stabilité régionale et continentale. Alors que le sommet examine la réforme du Conseil de sécurité de l’ONU et le rôle du continent au G20, cette question de crédibilité demeure au cœur des discussions.

“Si le compact a permis de mobiliser les financements extérieurs, il a également mis en lumière la faiblesse de l’investissement domestique, qui reste en dessous de 12 % du PIB. L’une des grandes leçons pour le Togo est donc la mise en place de mécanismes incitatifs, fiscaux et financiers pour dynamiser l’investissement local en particulier, celui des PME et des jeunes entrepreneurs.”

ESSOWÈ GEORGES BARCOLA, Ministre de l’Économie et des FinancesTogo

Le 39ᵉ sommet de l’UA devrait tendre vers l’adoption de résolutions visant à consolider la présence et l’influence de l’Afrique dans les instances mondiales. Plusieurs chefs d’État ont souligné la nécessité d’un siège permanent pour le continent. 

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