Le 2 janvier 2026, le Libéria et la République démocratique du Congo ont officiellement intégré le Conseil de sécurité des Nations Unies en tant que membres non permanents. Cette entrée, partagée avec trois autres pays – la Colombie, Bahreïn et la Lettonie – renforce la voix de l’Afrique et du monde en développement dans les grandes décisions internationales. La cérémonie s’est tenue au siège de l’ONU à New York, avec la levée symbolique des drapeaux des cinq pays. Ces mandats, d’une durée de deux ans, confèrent à ces États un rôle stratégique dans la paix et la sécurité mondiales.
Le 2 janvier 2026, cinq États dont deux africains ont officiellement rejoint le Conseil de sécurité des Nations Unies en tant que membres non permanents pour un mandat de deux ans. Il s’agit du Libéria, de la République démocratique du Congo (RDC), de la Colombie, de Bahreïn et de la Lettonie. La cérémonie symbolique au siège de l’ONU à New York a vu les drapeaux des cinq pays être hissés, marquant leur entrée formelle dans l’organe exécutif le plus influent de l’organisation.
La République démocratique du Congo siège aujourd’hui au Conseil de sécurité avec une pleine conscience de la responsabilité que lui confie la communauté internationale. Elle y revient pour sa troisième fois, exactement 35 ans après. Cette présence n’est pas circonstancielle. Forte de son expérience marquée par des conflits prolongés, des processus de stabilisation complexes et des efforts continu de reconstruction, la République démocratique du Congo apportera une contribution utile, lucide et responsable aux travaux du Conseil.
NOËLLA AYEGANAGATO NAKWIPONE, Vice-Ministre des Affaires étrangères – RD Congo
Le Libéria et la RDC, tous deux africains, connaissent déjà le fonctionnement de l’instance et entendent mettre cette expertise au service de la région. Le Libéria, de retour pour la deuxième fois, se concentre sur la médiation, la consolidation de la paix et le renforcement des institutions africaines, tandis que la RDC, pour son troisième mandat, met l’accent sur les conflits armés, les opérations de maintien de la paix et la stabilisation de l’Afrique centrale.
Il y a huit ans, le drapeau de l’ONU a été abaissé au Libéria, marquant la fin de la mission de maintien de la paix et le retour de la pleine responsabilité au gouvernement et au peuple. Grâce à la démocratie, aux réformes et à la réconciliation nationale, le pays est aujourd’hui pacifique, stable et démocratique. Le drapeau libérien symbolise désormais la responsabilité et la volonté du pays de servir.
LEWIS GARSEEDAH BROWN II, Représentant permanent auprès des Nations Unies – Liberia
Ces nouveaux membres rejoignent cinq États non permanents déjà en fonction : le Danemark, le Pakistan, le Panama, la Grèce et la Somalie, cette dernière assurant la présidence du Conseil pour janvier 2026. Ils siègent également aux côtés des cinq membres permanents disposant du droit de veto : les États-Unis, la Chine, la Russie, le Royaume-Uni et la France. Cette configuration permet d’équilibrer la représentation géographique et de renforcer le rôle des pays en développement dans les décisions stratégiques de l’ONU.
Cet engagement s’inscrit dans la continuité de sa participation active au multilatéralisme, notamment à travers ses responsabilités au sein du Conseil de droit de l’homme des Nations unies, du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, ainsi que de la Conférence internationale de la région des Grands Lacs. A ce titre, la République démocratique du Congo entend être une voie constructive et engagée, guidée par la promotion du multilatéralisme et du respect du droit international. Pour ce faire, son mandat s’inscrit essentiellement sur deux piliers. 1. Paix et sécurité. 2. Prévention et résolution des conflits.
NOËLLA AYEGANAGATO NAKWIPONE, Vice-Ministre des Affaires étrangères – RD Congo
La présence conjointe du Libéria et de la RDC au Conseil de sécurité de l’ONU renforce la voix de l’Afrique. Bien que sans droit de veto, leur vote direct leur permet de maintenir des dossiers à l’ordre du jour, de participer aux décisions sur les sanctions et les missions de paix, et de promouvoir la sécurité et la stabilité continentales. Ces deux pays soulignent notamment le rôle crucial de l’Afrique dans la gouvernance et la diplomatie mondiales.