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Relations publiques : Comment APO Group a augmenté son chiffre d’affaires de 88% au premier semestre 2022 malgré l’interdiction de certains secteurs d’activité (par Nicolas Pompigne-Mognard)

APO Group

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Par Nicolas Pompigne-Mognard (www.Pompigne-Mognard.com/a-propos), fondateur, président et propriétaire d’APO Group (www.APO-opa.com), le leader panafricain du conseil en communication et de la distribution de communiqués de presse

J’ai récemment lu cet article (https://bbc.in/3AUqqfi) stupéfiant sur le site de la BBC.

Il décrit l’histoire d’E. Bruce Harrison et de son travail pour la Global Climate Coalition – un groupe de pression international composé d’entreprises qui s’opposaient à toute action visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre et qui remettaient publiquement en question la science du réchauffement climatique dans les années 1990.

Le plan de Harrison était aussi ingénieux qu’audacieux, et il démontre l’immense pouvoir des relations publiques.

Mais il est aussi la preuve que, lorsque ce pouvoir est exercé sans responsabilité, les résultats peuvent être dévastateurs et irréversibles.

Travaillant avec une petite équipe de professionnels des relations publiques et de scientifiques rémunérés, la vision de Harrison visant à protéger les intérêts de l’industrie pétrolière américaine a eu des conséquences désastreuses pour l’existence même de l’humanité. Les doutes qu’ils ont semés sur l’exactitude des données relatives au changement climatique ont trompé les médias, discrédité la communauté scientifique et finalement retardé la mise en œuvre de politiques et de législations qui auraient pu nous sauver de la catastrophe climatique à laquelle nous sommes maintenant confrontés.

Bien sûr, il y a eu de nombreux cas dans le passé où des professionnels des relations publiques ont utilisé des tactiques inacceptables pour faire avancer l’agenda de leurs clients, aussi infâmes soient-ils.

Travaillant pour les riches frères Gupta, la société de relations publiques britannique Bell Pottinger (https://nyti.ms/3pPPSMz) a utilisé un réseau de faux blogueurs, commentateurs et utilisateurs de Twitter, dans le but d’influencer l’opinion publique, d’exacerber le racisme et de semer la division raciale en Afrique du Sud. Finalement, ils ont été démasqués et l’agence a dû fermer ses portes. Mais l’ampleur du scandale nous montre que certains professionnels des relations publiques vacillent parfois entre les intérêts de leur client et le « bien commun » de la société.

APO Group est le plus grand Primary Information Provider (fournisseur d’informations primaires) liées à l’Afrique, avec le plus grand réseau de médias du continent. Nous distribuons du contenu à 400 000 journalistes, et notre flux d’informations est publié simultanément sur plus de 300 sites d’informations liés à l’Afrique, ainsi que sur Bloomberg Terminal, Thomson Reuters Eikon, et bien d’autres. Nous avons l’ÉNORME responsabilité de veiller à ce que les informations que nous diffusons soient justes et exactes. Le moindre faux pas de notre part peut signifier une très large diffusion d’une désinformation en Afrique et au-delà.

C’est pourquoi APO Group a mis en place une charte éthique qui interdit à certains secteurs d’activité de faire appel à ses services ou d’utiliser son réseau. Par exemple, aucune entreprise impliquée dans la vente de tabac, d’alcool, d’armes ou de jeux d’argent ne peut distribuer de communiqués de presse via APO Group.

Nos contrôles éditoriaux sont rigoureux, et nous nous faisons un devoir de repérer les contenus qui pourraient induire en erreur ou – pire – tromper nos médias et notre public. Au contraire, nous concentrons notre attention sur les contenus positifs qui informent, inspirent et contribuent à changer le discours sur l’Afrique. La grande majorité des membres de la communauté africaine des relations publiques sont à nos côtés dans cette mission.  Mais, malgré nos protocoles stricts, certaines personnes tenteront toujours de passer entre les mailles du filet.

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, plus de 8 millions de décès par an sont causés par le tabac, dont plus d’un million de non-fumeurs tués par le tabagisme passif.

L’année dernière, nous avons été contactés par une agence de relations publiques sud-africaine prétendant représenter une organisation anti-tabac. Elle avait un communiqué de presse à publier et, à première vue, il semblait légitime et acceptable. Mais lorsque notre équipe a creusé un peu plus, elle a découvert un message plus ambigu sur le tabac. Une enquête plus approfondie a révélé que leur client était une organisation financée par la grande multinationale du tabac Philip Morris International.

Cela ne m’a pas seulement choqué, cela m’a rendu furieux. Que quelqu’un puisse tenter aussi effrontément de nous induire en erreur.

J’ai immédiatement téléphoné au PDG de l’agence de relations publiques pour lui indiquer que nous ne diffuserions plus jamais de contenu provenant de son agence. 

Bien sûr, il y a une constante dans tous ces exemples de mauvaises pratiques. Ces personnes sont intelligentes. Elles savent que la rhétorique extrême ne fonctionnera jamais, mais qu’en rendant leur histoire plausible, elles peuvent tromper les médias et répandre ainsi la désinformation auprès d’un public peu méfiant.

E. Bruce Harrison a fait croire au monde que la science du changement climatique était incertaine et imprécise. Trente ans plus tard, alors que les feux de forêt font rage et que le monde est frappé par les inondations, la famine et la sécheresse, nous vivons les conséquences de ses actions.

Pour ce qui nous concerne, nous restons fidèles à notre charte éthique. Notre position est simple : nous n’avons pas besoin de travailler avec ces secteurs d’activité.

De nombreuses organisations opérant en Afrique ont des choses importantes et intéressantes à dire, qui méritent d’être exprimées et diffusées. Ce sont les organisations avec lesquelles toute l’équipe d’APO Group est fière de travailler, et elles sont suffisamment nombreuses pour soutenir la croissance de l’ensemble du secteur des relations publiques en Afrique.

Nous comptons parmi nos clients l’Organisation Mondiale de la Santé, Greenpeace et la Banque Africaine de Développement, pour n’en citer que quelques-uns. En soutenant ces clients, et des centaines d’autres comme eux, nous participons à un mouvement plus large qui a un impact positif durable sur notre continent.

Selon les Nations Unies, l’Afrique représentera 40 % de l’humanité en 2100. Nous savons donc que l’Afrique est en train de devenir une cible de choix pour les industries du tabac, de l’alcool, des armes et des jeux d’argent. Mais l’industrie africaine des relations publiques peut se développer sans aider ces entreprises à accroître leurs profits aux dépens des populations africaines.

APO Group a enregistré une croissance de 88 % de son chiffre d’affaires au cours du premier semestre de 2022, par rapport au premier semestre de 2021. Pour moi, c’est la preuve indiscutable qu’aucun propriétaire d’agence de relations publiques n’est « obligé » de faire des affaires avec des secteur d’activités qui ont un impact négatif sur l’humanité.

Nous avons tous le choix.

Plus d’information au sujet de Nicolas Pompigne-Mognard : www.Pompigne-Mognard.com/a-propos

Distribué par APO Group pour APO Group.

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