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Session du Sommet de l’IDA : les leaders africains œuvrent pour renforcer le financement

Session du Sommet de l'IDA : les leaders africains œuvrent pour renforcer le financement

Au Kenya, le 29 avril 2024, s’est tenu le sommet de l’Association internationale de développement (IDA) 21 organisé conjointement par le gouvernement kényan et le groupe de la Banque mondiale. Cette rencontre qui a enregistré la participation de 19 chefs d’État africains avait pour objectif de discuter de la reconstitution des ressources de l’IDA et de mobiliser un soutien efficace pour catalyser les investissements sur le continent africain. 

Au Kenya, les chefs de gouvernement et représentants des chefs de gouvernement se sont réunis le 29 avril 2024, afin de mobiliser les ressources nécessaires pour soutenir la croissance économique et réduire les inégalités dans les pays africains. 19 chefs d’Etat ont exposé des réformes économiques ambitieuses, à l’Association internationale de développement (IDA), filiale de la Banque mondiale, avec pour objectif, favoriser une reprise économique résiliente pour l’Afrique, qui fait face à de nombreuses crises.

“Chaque jour depuis des décennies, l’Afrique fait face à une guerre fratricide pour lutter contre la pauvreté, causant des décès chaque jour. Donc, nous avons besoin de plus de financements, pour faire face à cette guerre.”

ANDRY NIRINA RAJOELINA, Président de la République Madagascar

Le cycle actuel de reconstitution de l’IDA intervient à un moment où les pays africains font face à de nombreux défis tels que la crise de la dette, les impacts du changement climatique, les effets de la pandémie de Covid-19, les tensions géopolitiques et les conflits mondiaux. Les chefs d’État ont à la fois lancé un appel aux pays donateurs de l’IDA afin d’augmenter leur contribution pour le financement du développement des pays africains à faible revenu.

“Avec les menaces sécuritaires au Sahel, la Côte d’Ivoire fait face à un nombre de plus en plus croissant de réfugiés sociaux. Ils sont plus de 50.000 à ce jour, entraînant des pressions sur les services sociaux de base et un engagement fort du gouvernement. Ainsi, au-delà du guichet IDA, pour les communautés d’accueil et les réfugiés, mon pays sollicite un appui soutenu de la banque mondiale en matière de prévention et de résilience.”

ROBERT BEUGRÉ MAMBÉ, Premier ministre Côte d’Ivoire 

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Ce sont en tout, 120 milliards de dollars qui ont été sollicités par les dirigeants africains pour une reconstruction du fonds IDA. Cette reconstitution vise à soutenir les pays à faible revenu en leur permettant d’investir dans un capital humain fort, d’élargir l’accès à l’énergie et au numérique, de renforcer la résilience au climat et à la fragilité, ainsi que de développer les infrastructures, la santé et l’éducation.

“Avec l’amélioration de la situation sécuritaire, le nouveau PND nous permettra de passer de l’humanitaire au développement, pour accélérer la croissance économique, créer des emplois, réduire la pauvreté et améliorer le bien être de nos populations, majoritairement jeunes.”

Faustin-Archange Touadéra, Président de la République Centrafrique

Notons que l’IDA, filiale de la Banque mondiale, apporte son soutien à 75 pays dans le monde, dont 39 en Afrique, avec 70% de ses ressources attribuées au continent. La filiale se positionne positivement dans l’objectif d’ici 2030 de la Banque mondiale, qui est de fournir l’électricité à 250 millions d’Africains.

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