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L’Union Africaine veut mobiliser 54 000 soldats pour la Force africaine en attente

L’Afrique subsaharienne compte 48 % des décès causés par le terrorisme dans le monde, selon l’indice mondial du terrorisme 2022. Ce constat appelle une réponse efficace à ce fléau. L’Union Africaine envisage de réactiver des mécanismes de sécurité qui tardent à être opérationnels, notamment la Force africaine en attente, qui pourrait disposer d’un effectif militaire de 54 000 soldats. Ce mécanisme, inscrit dans la Constitution africaine en 2002, attend toujours son lancement.

L’Afrique continue de faire face à des défis structurels pour s’attaquer de manière adéquate aux causes profondes du terrorisme, de l’extrémisme violent et des changements anticonstitutionnels de gouvernement. Il devient impératif, selon l’Union Africaine de renforcer l’action collective pour relever les défis posés par ces fléaux. 

“Nous nous sommes assurés que les consultations nécessaires auront lieu pour promouvoir la sécurité collective au Sahel et dans d’autres parties de notre continent face à la menace”

Bankole ADEOYE, Commissaire de l’Union Africaine aux Affaires Politiques

L’Afrique subsaharienne a représenté 48 % des décès dus au terrorisme dans le monde selon l’indice mondial du terrorisme 2022, devenant ainsi l’épicentre du phénomène. Une persistance de la violence terroriste qui trouve son essence dans l’atonie des mécanismes sécuritaires continentaux et régionaux. Il s’agit notamment de l’Architecture africaine de paix et de sécurité et de la Force africaine en attente, bras armé de l’organisation panafricaine, créée en 2002. Dans une allocution prononcée le 28 mai 2022 à l’occasion de la 16ème session extraordinaire de la Conférence de l’Union Africaine sur le terrorisme et les changements anticonstitutionnels de gouvernement, le président de la Commission de l’Union Africaine, Moussa Faki Mahamat à fait savoir que l’Afrique dispose des ressources pour assurer sa sécurité. Selon Moussa Faki Mahamat, les armées africaines comptent environ 2 700 000 hommes. Et la mobilisation de 1 à 2 % de cet effectif et la mise à disposition des moyens nécessaires devraient permettre de réduire notre dépendance des forces étrangères et de faire face, avec plus de chance de succès, au terrorisme.

“Nous espérons la conclusion, cette année du mémorandum d’entente entre l’Union Africaine et les mécanismes régionaux et les communautés économiques régionales, nous croyons que l’opérationnalisation effective de la Force africaine en attente se concrétisera”

Bankole ADEOYE, Commissaire de l’Union Africaine aux Affaires Politiques

La question du financement de la sécurité est au coeur de l’inefficacité des mécanismes africains de lutte contre le terrorisme. Seulement 10% des budgets des Etats africains sont généralement alloués à ce secteur. Concentrés sur les moyens de défense, ces budgets délaissent d’autres aspects importants de la lutte anti-terrorisme, l’accès aux services sociaux de base. Une démarche capable de réduire les recrutements des groupes terroristes au sein des populations.

“S’ils sentent qu’ils font partie de la société, si le contrat social entre le gouvernement et les citoyens est effectivement respecté, ils n’auront aucune ou peu de raison pour que les gens rejoignent ces groupes.”

Chercheur en Sciences de la Sécurité

Le président de la Commission de l’Union Africaine Moussa Faki Mahamat appelle à une plus grande volonté politique dans l’éradication du terrorisme et ses conséquences en Afrique. Les armées africaines comptent environ 2.700.000 d’hommes. Mobiliser 1 à 2% de ces effectifs pourrait réduire la dépendance de l’Afrique aux forces militaires étrangères.

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