À New York, du 22 au 28 septembre 2026, le Bénin a défendu à la tribune de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies une réforme du système multilatéral. Par la voix de son Représentant permanent, Marc Hermanne Gninadou Araba, Cotonou a plaidé pour une meilleure représentation de l’Afrique, une prévention renforcée du terrorisme et un financement plus adapté aux besoins des pays en développement. Trois priorités inscrites dans le thème de cette session : « Rétablir la confiance, gérer la transformation : une Organisation des Nations unies au service de tous.
Le Bénin réaffirme son soutien à la position africaine commune notamment sur la réforme du Conseil de sécurité et rappelle que l’Afrique ne dispose toujours pas de siège permanent au sein de cet organe chargé de la paix et de la sécurité internationales. Pour le Bénin, cette absence pose une question de justice, d’équité et de légitimité de la gouvernance mondiale. Cotonou, Par la voix de son Représentant permanent, Marc Hermanne Gninadou Araba, à la tribune de la 81ème session de l’Assemblée générale des Nations unies, à New York a défendu une réforme capable de mieux prendre en compte les réalités géopolitiques actuelles.
L’Afrique n’a pas un siège permanent. Cette situation pose des questions de justice, d’équité et de légitimité.
MARC ARABA, Représentant permanent auprès des Nations unies
Face à la progression de la menace terroriste en Afrique de l’Ouest, le Bénin a également défendu une réponse fondée sur la prévention. Le pays a mis en avant le renforcement des capacités de défense et de sécurité, la surveillance du territoire et des frontières, les systèmes d’alerte précoce ainsi que la coopération avec les pays voisins et les partenaires internationaux. Cette approche repose aussi sur des réponses économiques et sociales. Le Bénin considère que l’éducation, l’emploi, les infrastructures et les perspectives offertes aux jeunes doivent contribuer à réduire les vulnérabilités exploitées par les groupes terroristes.
Lorsque nous sommes confrontés à une menace rapide, nous devons agir très rapidement, avant que cette menace ne devienne une crise.
MARC ARABA, Représentant permanent auprès des Nations unies
Sécurité et développement sont ainsi présentés comme deux enjeux liés. À New York, le Bénin a souligné la pression qui pèse sur les pays en développement, appelés à financer simultanément leur croissance, leur transition énergétique, leur adaptation au changement climatique, la santé, l’éducation et le numérique. Dans ce contexte, le pays a appelé à une transformation de l’architecture financière internationale, avec des financements plus accessibles et prévisibles et davantage de moyens pour l’adaptation climatique, la résilience et les pertes et dommages, tout en considérant la transition énergétique comme un levier d’industrialisation, d’emploi et d’accès à l’énergie.



