La consommation de riz au Ghana est projetée à un niveau record de 1,8 million de tonnes métriques pour la campagne 2025/2026. Cette hausse, stimulée par la croissance démographique et l’urbanisation, marque une progression par rapport aux 1,75 million de tonnes de la saison précédente. Face à cette demande, la production locale est en progression notable (+18% par rapport à l’année passée). Cependant, elle ne devrait s’établir qu’à environ 900 000 tonnes métriques. Ce volume ne suffit donc qu’à couvrir à peine la moitié des besoins nationaux en riz. Cette insuffisance maintient le Ghana dans une forte dépendance vis-à-vis des marchés étrangers, avec des importations estimées à 1 million de tonnes métriques. Malgré ce déficit, les acteurs locaux sont confiants dans le potentiel du riz ghanéen.
La consommation de riz au Ghana devrait atteindre un niveau record de 1,8 million de tonnes métriques pour la campagne 2025/2026, stimulée par la croissance démographique. Face à cette demande, la production locale est en progression notable 900 000 tonnes métriques, soit une progression notable d’environ 18 % par rapport à la saison 2024/2025, mais ne couvre qu’à peine la moitié des besoins nationaux. Le pays continue de s’exposer donc à une forte dépendance aux importations, qui sont estimées à 1 million de tonnes métriques. Cette dépendance représente une lourde charge économique pour le pays.. Malgré ce déficit, les acteurs locaux restent confiants dans le potentiel du riz ghanéen à améliorer son rôle dans la chaîne de valeur.
“Le riz ghanéen, une fois emballé, présente la même qualité gustative que le riz importé au Ghana. De plus, la diversité de nos variétés de riz démontre clairement notre potentiel à produire de grandes quantités sur de vastes superficies. Cela prouve que nous sommes en mesure de jouer un rôle majeur dans le développement de la chaîne de valeur des produits à base de riz. “
Godfred Seidu Jasaw, Président de la commission parlementaire de l’agriculture – Ghana
Pour assurer dans l’avenir son autonomie alimentaire, le Ghana doit conjuguer la capacité du gouvernement à soutenir une production locale compétitive et l’adhésion massive des citoyens au riz national. La sensibilisation des consommateurs est ainsi un levier fondamental pour créer la demande nécessaire à la réduction de la coûteuse dépendance aux importations.
“Nous menons la campagne « Manger du riz ghanéen ». Parallèlement, nous plaidons auprès du gouvernement pour qu’il mette en place des politiques incitatives. Nous sommes convaincus qu’il est essentiel que les citoyens consomment du riz local. Cette consommation accrue générerait une demande bien plus importante que celle que nous connaissons actuellement. Telle est la raison pour laquelle nous lançons cette campagne.”
Amma Oandria, Conseillère politique à la Fondation John Aufur – Ghana
En 2023, le Ghana a dépensé près de 197,5 millions de dollars pour l’achat de riz importé, ce qui correspond à environ 11 % de sa facture totale d’importations alimentaires. Une situation qui expose le pays aux fluctuations des prix internationaux et aux variations des taux de change.



