Burkina Faso – Complot contre la sûreté de l’Etat : Paul-Henri S. Damiba présenté comme le cerveau

C’est une communication très attendue qui est tombée ce 6 décembre 2025. Le gouvernement est sorti de sa réserve pour détailler les circonstances de la tentative de déstabilisation déjouée ce week-end. Un plan qui aurait été orchestré depuis l’étranger, visant à frapper le cœur des institutions de la Transition.

Le gouvernement burkinabè a officiellement confirmé, mardi 6 janvier,  avoir déjoué un complot contre la sûreté de l’État dans la nuit du 3 janvier dernier. Au cœur de cette tentative : l’ancien président Paul-Henri Sandaogo Damiba. Une opération menée par les services de renseignement et les forces spéciales qui ont permis d’étouffer le complot avant que le premier coup de feu ne retentisse, d’après le gouvernement. 

Le 3 janvier 2026, à 23 heures, il était prévu une action de déstabilisation du pays. Cela allait se faire par une série d’assassinats ciblés des autorités civiles et militaires, en commençant par la neutralisation du camarade capitaine Ibrahim Traoré, chef de l’État, président du FASO, soit à bout portant, soit par une action pour miner son domicile. Après cette action devraient suivre une action de mise hors service de la base drone et une intervention militaire terrestre des forces extérieures.’’ 

Mahamadou SANA, Ministre de la SécuritéBurkina Faso

Selon les déclarations faites à la télévision nationale du Burkina Faso par une personne présentée comme l’un des complices de l’ancien président de la transition, Paul-Henri Damiba, une somme de 70 millions de francs CFA, en provenance de la Côte d’Ivoire, a été mobilisée dans le cadre d’un projet visant à renverser le pouvoir en place par un coup d’État. Les fonds auraient servi à financer des activités subversives, notamment le recrutement de complices, la logistique et la coordination d’actions destinées à semer le chaos et à porter atteinte à la sûreté de l’État.

‘’Je m’appelle El hadj Madi SAKANDE. Je suis commerçant .Je me suis rendu chez l’ancien président DAMIBA et nous avons échangé. 

El hadj Madi SAKANDE, commerçant / Complice Burkina Faso

Face à cette menace, l’exécutif appelle la population à une vigilance maximale et à une collaboration étroite avec les autorités. Dans la capitale, si l’activité a repris son cours normal, le sentiment de soulagement se mêle à une colère sourde contre les velléités de déstabilisation récurrentes. En déjouant cette tentative, les forces burkinabè envoient un signal fort : la Transition maintient fermement le cap. Les enquêtes se poursuivent et plusieurs interpellations ont déjà eu lieu. Le gouvernement promet que toute la lumière sera faite sur les complicités internes. 

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