La Cour des comptes tunisienne a révélé d’importantes irrégularités suite à ses travaux de contrôle. Les pertes estimées s’élèvent à plus d’un milliard de dinars, soit environ 369 millions de dollars, et concernent onze structures publiques.
Le rapport d’audit annuel de la Cour des comptes tunisienne, institution chargée du contrôle de la gestion des fonds publics, révèle d’importantes irrégularités. Pour l’année 2025, le document fait état de pertes financières excédant un milliard de dinars (soit près de 369 millions de dollars) au sein de onze entreprises et institutions publiques.
“Les conclusions de la Cour des comptes suite à l’indexation des malversations, des erreurs ou des omissions doivent être discutées par le management de l’Etat et les. Les. Les erreurs qui sont dues à des problèmes de gouvernance ou à des problèmes de management doivent être corrigées à travers des formations d’optimisation management. Mais des erreurs qui sont dues aux malversations de mauvaise foi, aux détournements de fonds.”
Justin Honoré MONDOMOBE, Expert en intelligence économique – Cameroun
Des irrégularités mises au jour par la Cour des comptes pointent du doigt un manque de contrôle et des versements illégaux de salaires, primes et indemnités. Ces manquements ont eu un impact financier considérable, touchant particulièrement Tunisair (plus de 316 millions de dinars) et l’Office de la marine marchande et des ports (près de 291 millions de dinars), les plaçant parmi les entités les plus affectées par ces « crimes ».
“Les rapports de la Cour des comptes doivent être pris très au sérieux parce que s’ils sont boycottés, s’ils sont négligés, les citoyens ne croiront plus à leurs institutions et le pays va perdre la force de l’Etat.”
Justin Honoré MONDOMOBE, Expert en intelligence économique – Cameroun
Le Président a insisté sur la révision des législations et l’élimination des causes de la situation actuelle, soulignant le droit du peuple à exiger la reddition des comptes pour les fonds spoliés et les droits confisqués. Il a précisé que l’objectif est d’instaurer une Cour des comptes efficace et une justice rapide et équitable, non de créer des tribunaux de règlement de comptes.



