Le Maroc a accueilli, le 10 janvier, le deuxième Congrès africain de pédiatrie. Cet événement visait à coordonner les efforts des acteurs du système de santé du continent afin de relever les défis liés à la santé infantile et néonatale.
Placé sous le Haut Patronage du Roi Mohammed VI, la deuxième édition du Congrès africain de pédiatrie, organisé par l’Association casablancaise des pédiatres privés (ACPP) et l’Association africaine de pédiatrie, en partenariat avec le ministère de la Santé et de la Protection sociale et la Fondation Mohammed VI des Sciences et de la Santé (FM6SS), a réuni des experts, professionnels et spécialistes issus de plusieurs pays africains, autour des enjeux liés à la santé de l’enfant et des nourrissons, dans une approche fondée sur la concertation, l’échange d’expériences et le renforcement de la coopération Sud-Sud. Ce congrès a mis en lumière les grands défis pédiatriques : mortalité infantile, malnutrition, maladies infectieuses, mais aussi les enjeux émergents liés à la santé mentale et aux pathologies chroniques.
“Sa Majesté le Roi que Dieu l’assiste, nous a montré le chemin pour la collaboration Sud-Sud. Et nous, en tant que pédiatre, on suit ce chemin et on développe les relations entre nous. Ça permet aussi d’avoir des travaux de recherche et il faut qu’on travaille main dans la main avec nos frères africains.”
SAÏD AFIF, Président de l’Association africaine de pédiatrie – Maroc
Les experts ont également discuté de l’impact des inégalités d’accès aux soins, du manque de pédiatres formés dans certaines zones rurales et du rôle croissant des nouvelles technologies dans le diagnostic et le suivi des enfants. Selon l’UNICEF, plus de 2,7 millions d’enfants africains meurent encore chaque année de causes évitables, un chiffre qui interpelle et justifie la mobilisation scientifique actuelle.
“Nos problèmes sont transversaux, notamment les problèmes dans le domaine infectieux, les problèmes dans le domaine des maladies non infectieuses, mais qui représentent une vraie problématique. Il était nécessaire que nous puissions partager nos données, trouver ensemble les défis et chercher les solutions concrètes.”
SIMON JONAS ATEGBO, Président de la Société gabonaise de pédiatrie – Gabon
En outre, Les travaux de la conférence ont souligné l’importance de renforcer la formation initiale et continue des médecins africains, considérée comme un facteur clé pour améliorer les soins de santé infantile, en tenant compte des réalités locales.



