Le gouvernement sénégalais a officiellement autorisé l’exportation des graines d’arachide vers le marché international dès le mardi 13 janvier. Cette annonce, faite à Diamniadio par le ministre de l’Industrie et du Commerce, Serigne Guèye Diop, fait suite à une réunion avec les acteurs de la filière. D’après le ministre, les échanges avec l’ambassadeur du Sénégal à Pékin confirment la disponibilité immédiate des partenaires chinois à collaborer avec les exportateurs sénégalais, ouvrant une nouvelle ère pour l’internationalisation de cette filière.
300 000 à 450 000 tonnes : c’est le volume de graines d’arachide que le gouvernement sénégalais vise à exporter cette campagne, avec pour objectif d’ouvrir le secteur arachidier et de renforcer les exportations, notamment vers la Chine. Le gouvernement sénégalais a officiellement donné son feu vert, dès le mardi 13 janvier, à l’exportation des graines d’arachide vers le marché international.
“ La réunion de ce matin a eu pour objectif d’ouvrir l’exportation de l’arachide au marché international. Donc, à partir d’aujourd’hui, nous avons, avec la COP, avec tous les acteurs, décidé que tous les acteurs peuvent maintenant exporter l’arachide vers la Chine, vers les autres pays.”
Serigne Guèye Diop, Ministre de l’Industrie et du Commerce – Sénégal
D’après le ministre de l’Industrie et du Commerce, la Société nationale de commercialisation des oléagineux du Sénégal (SONACOS), première agro-industrielle du pays, est tenue d’acquérir cette année entre 250 000 et 450 000 tonnes d’arachide auprès des agriculteurs et commerçants. Cette libéralisation vise à multiplier les points de vente pour les paysans afin d’accroître leurs revenus. Toutefois, cette ouverture est soumise à un encadrement strict, incluant des exigences sur la qualité des graines, la traçabilité des quantités, le contrôle douanier et le rapatriement obligatoire des devises.
“ l’autre décision, c’est de mettre en place un système de monitoring des volumes. Nous avons dit à tous les acteurs que pour exporter en Chine, il y a des conditions de qualité, des conditions de traçabilité, mais aussi des conditions de contrôle des changes. Et nous avons beaucoup insisté sur cet aspect là, notamment sur la nécessité de rapatrier les devises au niveau du Sénégal. Nous avons aussi donné des instructions aux services de la Dpv, aux services de la douane sénégalaise au sein du ministère du Commerce pour faciliter l’exportation, mais aussi de surveiller l’exportation.”
Serigne Guèye Diop, Ministre de l’Industrie et du Commerce – Sénégal
Cette décision vise à assainir le marché sur lequel des problèmes d’écoulement surviennent malgré une collecte nationale dynamique (97 009 tonnes atteintes en 34 jours, soit 20 000 tonnes de plus que l’an passé, selon le ministère de l’Agriculture, pour une production estimée à 969 000 tonnes en 2026). Afin de faciliter l’exportation de cette production, l’État sénégalais a également levé la taxe de 4 % qui s’appliquait.



