L’Égypte renforce son engagement pour la santé en Afrique. Ali El-Ghamrawy, président de l’Autorité égyptienne des médicaments, a participé à une réunion de l’Agence africaine des médicaments pour harmoniser la régulation et garantir la qualité des produits pharmaceutiques sur le continent.
L’Autorité égyptienne des médicaments (EDA) a réaffirmé son engagement en faveur du renforcement de la coopération réglementaire en Afrique. Son président, Ali El-Ghamrawy, a lors d’une réunion avec l’Agence africaine des médicaments (AMA), visant à promouvoir l’intégration et l’harmonisation des systèmes de régulation sur le continent, souligné le plein soutien de l’Égypte à la mise en œuvre de l’agence et l’importance d’une collaboration continentale pour garantir la qualité, la sécurité et l’efficacité des médicaments.
’L’harmonisation des systèmes de régulation pharmaceutique en Afrique est aujourd’hui quand même un levier stratégique extrêmement important, pour ne pas dire majeur, parce ce va permettre d’établir des standards communs afin que chaque médicament qui sera mis sur le marché va respecter les mêmes exigences de qualité, de sécurité et d’efficacité. Et cela quels que soient les pays.‘’
BOUBACAR BA, Journaliste – Sénégal
Présidée par la directrice générale de l’AMA, Mimi Darko, la réunion a présenté le cadre stratégique des deux premières années du mandat, axé sur la mise en place des structures organisationnelles et techniques. Alors qu’en 2021, l’Institut de sécurité pharmaceutique (ISP) a enregistré une hausse de 38% de la criminalité liée aux produits médicaux, les initiatives de l’AMA devraient harmoniser, la régulation des médicaments à travers les 55 pays africains, renforcer les capacités des autorités nationales et établir des processus institutionnels clairs.
‘’les deux premières années du mandat de l’Agence africaine des médicaments sont décisives car elle pose les fondations du futur système réglementaire continental. Le premier enjeu, c’est la mise en place d’une architecture institutionnelle crédible, avec des procédures claires et partagées. Et le deuxième défi concerne le renforcement des capacités techniques des agences nationales pour réduire les écarts entre les pays. Et enfin, il faudra gagner la confiance des Etats. Ça ne va pas être simple. Des industriels et des citoyens démontrant que l’agence apporte une véritable valeur ajoutée, des décisions plus rapides, plus transparentes et rigoureuses. Et il faut savoir que sans cette crédibilité dès le départ, l’harmonisation restera un objectif théorique. ‘’
BOUBACAR BA, Journaliste – Sénégal
À travers cette coopération, l’Égypte entend contribuer ainsi au renforcement des capacités techniques des autorités africaines du médicament. L’initiative vise également à harmoniser les pratiques réglementaires et à consolider un système pharmaceutique continental plus fiable, au service de la santé publique en Afrique.



