Ghana – Lutte contre l’insécurité : Amnistie des armes prolongée

Face à une prolifération d’environ 2,3 millions de petites armes, dont près de 1,1 million non enregistrées, et à une augmentation de 253 % des incidents armés au premier trimestre 2025 par rapport à la même période en 2024, répartis dans 15 des 16 régions du pays, le gouvernement ghanéen a lancé, le 1ᵉʳ décembre 2025, le programme d’amnistie sur les armes à feu afin d’inciter les détenteurs à les remettre volontairement et de renforcer la sécurité publique.En vue de permettre à tous  les citoyens de participer à cette initiative,le gouvernement Ghaneen a annoncé la prolongation du programme national d’amnistie sur les armes à feu jusqu’au 30 janvier 2026.

Le Ministère de l’Intérieur du Ghana a annoncé la prolongation du programme national d’amnistie sur les armes à feu jusqu’au 30 janvier 2026, repoussant de deux semaines la période initialement prévue du 1ᵉʳ décembre 2025 au 15 janvier 2026. Cette initiative vise à freiner la circulation des armes illégales et non enregistrées dans tout le pays, en permettant aux détenteurs de les remettre volontairement et sans risque de poursuites. Le programme a pour objectif de renforcer la sécurité publique et de réduire les risques de violences armées.

Je pense que la prolongation de la période permettra d’atteindre cet objectif, en particulier dans les zones où ils estiment qu’il reste encore du travail à faire.

Richard Kumadoe, Analyste en sécurité – Ghana

Depuis le début du programme, les autorités ghanéennes ont constaté une forte participation du public, avec plus de 1 500 armes non enregistrées remises avant le 15 janvier, selon la Commission nationale sur les armes légères et de petit calibre. Cette mobilisation a suscité des appels de leaders communautaires et d’organisations civiles pour prolonger la période, afin d’atteindre également les zones difficiles d’accès. Les responsables insistent néanmoins sur le fait que l’extension constitue la dernière opportunité volontaire : à partir du 31 janvier, les forces de l’ordre mèneront des opérations ciblées et engageront des poursuites contre toute possession illégale d’armes.

L’un des objectifs est qu’une fois que vous avez volontairement remis votre arme, vous ne serez pas interrogé, vous ne serez pas puni. Vous ne subirez aucune sanction. La police enregistrera vos coordonnées et vous confisquera vos armes. Nous devons clarifier ce point.

Richard Kumadoe, Analyste en sécurité – Ghana

Avec cette prolongation, le gouvernement espère toucher les zones encore peu couvertes et consolider la coopération des citoyens. Après la clôture du programme, les autorités intensifieront les contrôles pour garantir que chaque arme illégale ou non enregistrée soit retirée de la circulation, renforçant ainsi la sécurité publique à l’échelle nationale.

Agenda

Bouton retour en haut de la page
logo Africa24tv

CONTACTEZ NOUS

xxxxxxx@yyy.com