Centrafrique : Tuk-tuk, nouveau mode de transport public

À Bangui, face à la rareté des taxis et à l’insuffisance des transports publics, une entreprise privée propose une alternative structurée. Les tuk tuk bangos, exploités par la société Central Motors, s’imposent progressivement dans le paysage urbain.

À Bangui, se déplacer reste un défi quotidien : taxis rares, bus limités, motos souvent dangereuses. Depuis quelques années, les tuk-tuk, surnommés bangos, sont devenus un maillon essentiel de la mobilité urbaine. Exploités par Central Motors société ?? , environ une vingtaine de  véhicules circulent aujourd’hui dans la capitale, transportant en moyenne plus d’une centaine de passagers par jour et couvrant des quartiers stratégiques comme le centre-ville, Benzvi, Ouango ou Bimbo. Ces véhicules représentent aussi une source d’emploi pour des dizaines de jeunes chauffeurs, souvent à leur premier revenu stable.

Je peux dire que le tuk-tuk change vraiment la vie. Avec notre application, le client peut commander depuis chez lui, et grâce au GPS, nous venons le chercher et l’emmener là où il veut aller. C’est rassurant, car il connaît l’identité de son chauffeur. Et nous pouvons circuler partout en toute sécurité, ce qui n’est pas toujours facile avec les taxis ou les motos.

Josué Ulrich Guélé , Conducteur de tuk-tuk Centrafrique

Un chauffeur de tuk-tuk peut générer un revenu moyen de 100 000 à 150 000 FCFA par semaine, après déduction du carburant et de l’entretien. Les coûts d’investissement pour chaque véhicule sont d’environ 3 à 4 millions de FCFA, et la maintenance régulière crée un marché pour les garages et mécaniciens spécialisés. Pour les habitants, le service reste abordable : le trajet moyen coûte 500 à 1 000 FCFA, facturer au kilomètre  un tarif compétitif face aux taxis classiques.

“ À Bangui, les taxis sont très rares et les motos ne sont pas toujours sûres. Les chauffeurs ne respectent pas toujours les règles de circulation. Avec les tuk-tuk de Central Motors, nous avons cette sécurité. Jusqu’à maintenant, je n’ai pas entendu parler d’accident lié aux tuk-tuk, et les chauffeurs conduisent prudemment tout en étant ponctuels. ” 

Samira Baza, Usagère de tuk-tuk Centrafrique

Central Motors innove aussi avec le service TukTuk Express, qui permet aux passagers de négocier le tarif directement avec le chauffeur. L’entreprise prévoit de déployer des tuk-tuk électriques, pour réduire la pollution et la consommation de carburant. L’objectif est également d’étendre le service à d’autres villes centrafricaines, renforçant mobilité et emploi pour les jeunes.

 Nous pensons aux tuk-tuk électriques pour limiter la pollution de l’air et réduire la consommation de carburant. Nous voulons aussi étendre notre service au-delà de Bangui, vers des villes comme Boali, Bouar, Mbaïki et d’autres encore.  

Landry Ndoba , Directeur des opérations, Central MotorsCentrafrique

À Bangui, les tuk-tuk Bangos ne sont pas seulement un moyen de transport rapide : ils génèrent des revenus, soutiennent l’emploi et participent à l’économie locale. Trois roues, mais un impact tangible sur la vie économique et sociale de la capitale.

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