Libéria : un tribunal spécial soutenu par l’ONU pour juger les crimes des guerres civiles

Le Libéria franchit une étape décisive vers la justice post-conflit avec la préparation de son tribunal chargé de juger les crimes des guerres civiles de 1989-2003. Soutenue par l’ONU et dotée de moyens financiers et humains significatifs, cette juridiction hybride incarne un espoir de réparation pour les survivants et un signal fort contre l’impunité, avec les premiers procès attendus dès novembre 2027.

Le Libéria franchit une étape clé dans la création de son tribunal chargé de juger les crimes des guerres civiles de 1989-2003. Les 28 et 29 janvier 2026, 35 avocats libériens ont été formés aux crimes internationaux par l’ONU, acquérant les compétences pour traiter les violations graves des droits humains et les crimes économiques liés au conflit. Le gouvernement a prévu 1,3 million de dollars pour son installation, avec un effectif initial d’une cinquantaine d’avocats et une vingtaine de procureurs et enquêteurs. Cette juridiction doit également montrer que la réconciliation nationale ne peut réussir sans justice selon l’exécutif libérien.

« En symbole de démocratie, nous avons été obligés de nous rencontrer dans cette cour. Les travaux de remise en cause des personnes ayant commis ces atrocités sont encore en cours. J’ai cependant montré à tous les Libériens que mon administration poursuit cette affaire pour une résolution impartiale, et que tous ceux qui seront trouvés coupables paieront selon les termes de la loi. »

Joseph Nyuma Boakai, Président de la République Libéria

Le Bureau chargé de la mise en place du tribunal a transmis son projet aux autorités exécutives, et le président Joseph Boakai a confirmé son examen par le Parlement. Cette juridiction hybride, dotée d’un nombre défini de juges et de mesures de protection pour les témoins, marque un tournant dans la justice post-conflit au Libéria, avec les premiers procès attendus d’ici novembre 2027.

« Nous nous tenons à un moment décisif entre notre passé et notre futur. Le choix que nous faisons aujourd’hui déterminera si nous avançons ou reculons. Si nous honorons ou trahissons l’espoir et la confiance qui nous ont été confiés. »

Joseph Nyuma Boakai, Président de la République Libéria

Pour les survivants des guerres civiles, cette cour incarne un espoir de réparation et un message clair contre l’impunité. Plus de vingt ans après les conflits de 1989-2003, ayant fait environ 250 000 morts, aucun responsable n’a encore été jugé. Le soutien de l’ONU, l’implication des institutions nationales et la montée en compétences des juristes marquent un tournant : la création de la cour n’est plus une perspective lointaine, mais un chantier désormais engagé.

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