Réunis au Complexe Mohammed VI de football, responsables publics et privés du Maroc, de l’Espagne et du Portugal ont posé les bases d’un partenariat autour de la Coupe du monde 2030. L’objectif est de transformer cet événement en levier stratégique de développement économique partagé. Trois axes prioritaires ont été identifiés : infrastructures et mobilité, tourisme et innovation technologique. Le Maroc, engagé dans un vaste programme autour du Grand Stade Hassan II, met l’accent sur des équipements multifonctionnels et durables.
Réunis au Complexe Mohammed VI de football, des responsables économiques marocains, espagnols et portugais ont posé les bases d’un partenariat structuré en vue de la Coupe du monde 2030. Ce forum d’affaires, organisé ce 10 février 2026 par les principales confédérations patronales des trois pays, a rassemblé opérateurs publics, chefs d’entreprise et représentants diplomatiques autour d’un objectif commun : faire du Mondial un levier stratégique de développement partagé. Cette édition, inédite par son organisation conjointe sur deux continents, s’inscrit déjà dans une phase de préparation opérationnelle avancée.
“C’est une Coupe qui pour la première fois sera organisée entre deux continents, africains et européens, mais aussi par trois pays. Ces trois pays et qui au-delà de la proximité géographique qui permettra à cette Coupe du Monde d’être exceptionnelle sur tous les niveaux, il y a quand même des siècles de civilisation commune et de construction et de complémentarité civilisationnelle, culturelle et aussi économique entre les trois pays. ”
FOUZI LEKJA, Président de la Fédération Royal Marocaine de Football – Maroc
Au-delà de l’événement sportif, les intervenants ont mis en avant l’ampleur des retombées économiques attendues. Antonio Garamendi, président de la confédération patronale espagnole, a évoqué un impact direct potentiel supérieur à 5 milliards d’euros pour chacune des trois économies, selon des estimations de la FIFA, sans compter les effets indirects. Trois axes prioritaires ont été identifiés : infrastructures et mobilité, tourisme et innovation technologique. Le Maroc, engagé dans un vaste cycle d’investissements, notamment autour du Grand Stade Hassan II, entend positionner les équipements du Mondial comme des plateformes multifonctionnelles répondant à des standards élevés de durabilité.
“Le but de la réunion d’aujourd’hui entre les patronats espagnols, marocains et portugais, c’est de travailler ensemble sur comment faire de l’organisation de la Coupe du Monde 2030 un accélérateur économique et de croissance et aussi un accélérateur durable pour nos économies. Je pense que c’est une expérience extraordinaire qui va nous permettre aussi de lier une relation forte entre les deux continents, entre l’Europe et l’Afrique.”
CHAKIB LAALJA, Président de la Confédération des entreprises du Maroc – Maroc
Les échanges ont également souligné la dimension géostratégique du projet. Pour le représentant portugais Nuno Gabriel Cabral, la Coupe du monde 2030 constitue un « pont stratégique entre l’Europe et l’Afrique », dans un contexte où les exportations portugaises vers le Maroc ont progressé en moyenne de 10 % par an sur la dernière décennie. L’ensemble des participants a insisté sur le rôle central du secteur privé dans la réussite organisationnelle et dans la transformation économique attendue, faisant du Mondial 2030 un chantier de co-développement appelé à renforcer durablement l’intégration euro-africaine.