En mission au Maroc depuis le 29 janvier, une délégation du Fonds monétaire international (FMI) a présenté des perspectives encourageantes pour l’économie nationale. L’institution prévoit une croissance de 4,9 % en 2026, portée par la vigueur des secteurs non agricole, de la construction et des services, ainsi que par l’investissement public et privé, tandis que l’inflation devrait reculer à 2,5 %. Le déficit budgétaire serait ramené à 4 % du PIB et la dette stabilisée autour de 70 % du PIB, traduisant une amélioration progressive des équilibres macroéconomiques malgré un contexte international incertain.
Une délégation du Fonds monétaire international (FMI), en mission à Rabat depuis le 29 janvier dans le cadre des consultations annuelles au titre de l’article IV, a dressé un bilan globalement positif de la conjoncture au Maroc. Dans sa déclaration publiée le 11 février, l’institution estime que l’économie marocaine poursuit sa reprise, malgré un contexte international incertain et des contraintes climatiques persistantes.
“Notre macroéconomie va bien, notre croissance économique est au rendez-vous en 2025. Bientôt en 2026, incha’Allah, encore 5% de croissance. Beaucoup d’investissements dans le secteur public, dans le secteur privé, dans tous les métiers du monde, les métiers du Maroc”.
Nadia Fettah Alaoui, Ministre de l’Économie et des Finances – Maroc
Le FMI prévoit une croissance stable de 4,9 % en 2026, après une estimation de 4,9% en 2025. Cette performance serait portée par la bonne tenue des secteurs non agricoles, notamment l’industrie manufacturière, l’automobile et les services, ainsi que par la relance de l’investissement public. L’institution souligne que la diversification de l’économie marocaine et la dynamique des exportations constituent des atouts majeurs face aux chocs extérieurs.
“Nous sommes ici pour parler de la perspective économique. Nous avons révisé nos projections de la croissance économique à la hausse. Pour 2025, nos estimations, c’est une croissance de 4,9%, et pour 2026, de 4,9% aussi”.
Laura Jaramillo, Cheffe de mission du FMI au Maroc – Colombie
Après un pic de plus de 6 % en 2022, l’inflation devrait ralentir à 2,5 % en 2026, contre 3 % en 2025, grâce à l’apaisement des prix internationaux et à une politique monétaire prudente. Côté finances publiques, le déficit budgétaire reculerait à 4 % du PIB en 2026, contre plus de 5 % en 2023, tandis que la dette se stabiliserait autour de 70 % du PIB, un niveau jugé soutenable à moyen terme.



