La Commission électorale nationale indépendante (INEC) a fixé au 20 février 2027 la prochaine élection présidentielle au Nigeria. L’annonce marque le coup d’envoi d’un processus électoral encadré par la Constitution et la loi électorale de 2022, avec des conditions strictes d’éligibilité pour les candidats et un calendrier précis des primaires, des campagnes et du scrutin.
La Commission électorale nationale indépendante (INEC) au Nigéria a fixé la prochaine élection présidentielle au 20 février 2027, lançant la course à la présidence du pays le plus peuplé d’Afrique. Conformément à la Constitution et à la loi électorale, ce scrutin sera suivi des élections des gouverneurs et des Assemblées d’État le 6 mars 2027. Cette annonce du président Joash Amupitan officialise un calendrier prévoyant les primaires des partis entre mai et juin 2026, l’enregistrement des électeurs et la campagne, qui se terminera 24 heures avant le vote.
“L’intégrité de la transmission est garantie par ces mesures, et personne ne fera reculer le pays. Grâce aux actions de l’INEC, à la mise en place puis à l’amélioration de l’IRF, et au perfectionnement de notre BIFAS, nous avançons.”
Joash AMUPITAN, Président de la Commission électorale indépendante – Nigéria
Pour briguer la présidence en 2027, les candidats doivent être Nigérians de naissance, atteindre l’âge requis, satisfaire aux critères d’éligibilité constitutionnels et légaux, et être soutenus par un parti ou se présenter en indépendant si autorisé. Pour être élu au premier tour, le candidat doit obtenir la majorité des voix valides et au moins 25% des suffrages dans au moins deux-tiers des 36 États fédérés et dans le Territoire de la capitale fédérale.
“Dans la mesure de nos moyens budgétaires, nous nous engageons à satisfaire les besoins du Nigeria. Par conséquent, la Commission déclare officiellement ouvert le processus électoral en vue des élections générales de 2027.”
Joash AMUPITAN, Président de la Commission électorale indépendante – Nigéria
Cependant, la date du 20 février fait polémique car elle tombe pendant le Ramadan, une période de jeûne pour de nombreux musulmans. Des personnalités politiques, dont l’ancien vice-président Atiku Abubakar, ont réclamé une révision du calendrier afin d’assurer une participation maximale. L’INEC, soucieuse de la transparence du scrutin, se dit néanmoins ouverte à la concertation et à des aménagements législatifs potentiels pour répondre à ces inquiétudes.



