Ghana – Crise dans la filière cacao : 432 000 tonnes produites sur 786 000 prévues

Le Ghana veut mettre fin au financement étranger et ordonne des réformes radicales pour stabiliser son secteur cacao. Le gouvernement a annoncé, le 14 février 2026, des réformes radicales pour stabiliser son secteur cacaoyer, en difficulté face à la chute des cours mondiaux.  Ces mesures comprennent une réduction du prix à la production pour le reste de la campagne 2025-2026 et un nouveau cadre de financement pour COCOBOD. Le prix payé aux producteurs a été baissé à environ 41 000 cédis la tonne, contre 58 000 cédis précédemment, pour refléter la réalité du marché. Ces réformes devraient remodeler la structure de gestion et de financement du secteur, les autorités cherchant à faire face aux pressions financières croissantes et à préserver l’un des piliers économiques les plus stratégiques du Ghana. 

Face à la chute des cours mondiaux, le gouvernement ghanéen a annoncé, le 14 février 2026, des réformes radicales pour stabiliser son secteur cacaoyer. Les mesures clés incluent la fin du financement étranger, une réduction du prix à la production et l’introduction d’un nouveau cadre pour la COCOBOD. Le prix payé aux producteurs a été baissé de 58 000 à environ 41 000 cédis la tonne pour mieux refléter la réalité du marché mondial. Ces réformes visent à assurer une injection de liquidités immédiate et la viabilité à long terme de l’industrie. Elles devraient remodeler la structure de gestion et de financement de ce secteur économique stratégique face aux pressions financières.

“L’une des décisions clés que nous avons prises est de cesser d’accepter des financements étrangers pour l’achat de notre cacao. Nous allons émettre des obligations nationales. Nous avons suffisamment de cedis au Ghana pour payer notre cacao » 

John Mahama, Président de la République Ghana

Le ministre des Finances a justifié ces actions par la nécessité de rétablir la stabilité financière et d’injecter des liquidités. Le pays fait face à un déficit de production « inédit » (432 000 tonnes produites sur 786 000 prévues) et des pertes de plus d’un milliard de dollars. 

“Un examen attentif du secteur du cacao au cours des huit dernières années a révélé une mauvaise gestion flagrante, qui exige des réformes immédiates et globales pour relever les défis du secteur »

Cassiel Ato Forson, Ministre des FinancesGhana

Le Ghana, deuxième producteur mondial de cacao derrière la Côte d’Ivoire, tire d’importants revenus de cette filière, qui représente environ 10 % de son PIB et la troisième source de recettes d’exportation (après l’or et le pétrole). Un million d’habitants dépendent de ce secteur. Cependant, le marché a connu une forte volatilité, les prix mondiaux du cacao ayant chuté de 12 500 dollars la tonne en décembre 2024 à 7 000 dollars en octobre 2025. 

Agenda

Bouton retour en haut de la page
logo Africa24tv

CONTACTEZ NOUS

xxxxxxx@yyy.com