Mécanisation agricole : le Congo équipe ses paysans en tracteurs

En République du Congo, l’agriculture demeure un pilier potentiel de l’économie nationale, mais encore largement sous-exploitée. Sur près de 10 millions d’hectares de terres arables, seuls 4 % sont aujourd’hui mis en valeur. Un paradoxe pour un pays où le secteur occupe près de 40 % de la population active, tout en ne représentant qu’environ 5 % du produit intérieur brut. Conscient de cet écart, le gouvernement mise désormais sur la mécanisation agricole pour amorcer une véritable révolution du monde rural. À travers les zones agricoles protégées (ZAP), lancées en 2021, l’exécutif veut transformer les exploitations traditionnelles en pôles de productivité, tout en soutenant la formation et l’accès aux équipements modernes.

En République du Congo le secteur agricole, bien que doté d’un potentiel considérable, 10 millions d’hectares de terres arables utilise aujourd’hui à peine 4 % de cette surface. Il emploie près de 40 % de la population active, mais ne contribue qu’à environ 5 % du produit intérieur brut. Dans ce contexte, les zones agricoles protégées (ZAP) lancées en 2021 par le gouvernement congolais sont devenues un catalyseur de la transformation, mais elles ne pourront se développer pleinement sans mécanisation. 

Donc, les pôles agricoles ne peuvent être développés sans la mécanisation. Il ne peut pas y avoir de ZAP sans mécanisation. Voilà pourquoi la première stratégie du ministère de l’Agriculture, c’est la stratégie de la mécanisation, et de la manière dont je viens de vous présenter. Sans mécanisation, point de ZAP. Point de développement agricole.”

Paul Valentin NGOBO, Ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la PêcheCongo

La mécanisation s’impose comme l’un des leviers majeurs de la politique agricole du président Denis Sassou Nguesso, inscrite dans son projet de société « Ensemble poursuivons la marche ». Ce programme encourage la transformation locale, l’accès aux marchés et l’amélioration de la productivité. En réduisant la pénibilité du travail et en stimulant la création d’emplois, le gouvernement entend faire de l’agriculture un moteur de croissance et de sécurité alimentaire.

Bon, sur ce terrain, nous avions semé le maïs, et dire combien de temps nous avons exploité, ça serait peut-être mettre la charrue avant les bœufs. Nous ne pouvions pas déjà connaître exactement le nombre de tonnes que nous sortions. Mais ce qui est vrai, c’est qu’on n’aura pas moins de 200 tonnes. Sinon peut-être autour de 200 tonnes. Pour une première expérience, et avec 59,22 hectares de semé, moi je pense que c’est quand même une très bonne chose. Parce que lorsque nous faisons maintenant la répartition, ça veut dire qu’on peut se retrouver à 3 tonnes par hectare. Et c’est la moyenne.”

Alain Roger MABIKA, Agriculteur-Président de la Zone agricole protégée de BouansaCongo

Sur le plan financier, les autorités ont abaissé les tarifs de location des tracteurs pour les rendre plus accessibles : de 70 000 à 45 000 francs CFA par hectare pour le premier labour, et de 50 000 à 25 000 francs pour le second passage. Cette mesure vise à encourager davantage d’exploitants à mécaniser leurs activités. Le défi reste important, mais la dynamique observée à Bouansa, dans la Bouenza, illustre une volonté réelle de nourrir le pays grâce à une agriculture plus productive. Avec sept centres de mécanisation et des programmes de formation en cours, la République du Congo pose les bases d’un secteur agricole moderne et durable.

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