À Addis‑Abeba, en février 2026, lors du 39ᵉ sommet de l’Union africaine, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a mis en lumière le rôle stratégique de l’Afrique pour la défense du multilatéralisme. Il a souligné que le continent devait être un acteur central dans la gouvernance mondiale, influençant la paix, le développement économique et la justice internationale.
À Addis‑Abeba, en Éthiopie, le 39ᵉ sommet de l’Union africaine s’est tenu 14 et 15 février 2026, portant sur le thème de l’eau et de l’assainissement, des ressources essentielles pour les populations et le développement économique du continent. Mahamoud Ali Youssouf, président de la Commission de l’UA, a attiré l’attention sur la fragilité politique de plusieurs pays africains, les conflits persistants et les ingérences extérieures. Il a également insisté sur la nécessité pour l’Afrique de renforcer ses programmes d’intégration politique et économique et de consolider ses institutions panafricaines afin d’assurer stabilité, cohésion et prospérité à long terme pour l’Afrique et le monde.
« Excellences, mesdames et messieurs, ce 39e sommet de l’Union africaine aura pour thème l’eau et l’assainissement, une denrée vitale pour nos populations et les économies, un bien collectif qui doit être une source de paix, de rapprochement entre les nations. Notre sommet se tient dans un contexte géopolitique en crise, aussi bien sur le continent qu’à travers le monde. Faire taire les armes sur notre continent peine à aboutir. »
Mahamoud Ali Youssouf, Président de la Commission de l’UA – Djibouti
En réponse à ces défis, António Guterres, Secrétaire général de l’ONU, a salué le rôle central de l’Afrique dans la défense du multilatéralisme. Il a rappelé que la solidarité africaine a renforcé l’action de l’ONU, en développant un partenariat fondé sur le respect, le dialogue constant et la solidarité, notamment à travers des cadres conjoints sur la paix, la sécurité, les droits humains, le développement durable et la réponse à la COVID‑19.
Dans un monde marqué par la division et la méfiance, l’Union africaine est un phare du multilatéralisme. Ma gratitude est profonde. Je porterai toujours avec moi le soutien ferme et déterminant du groupe africain à l’ONU, question après question, initiative après initiative, dans la lutte commune pour la justice et l’égalité.
António Guterres, Secrétaire général de l’ONU – Portugal
António Guterres a insisté sur la nécessité pour l’Afrique d’avoir une voix pleine et entière au niveau mondial. Il a identifié trois priorités : la paix, avec la cessation immédiate des hostilités dans les zones de crise comme le Soudan, le Sud‑Soudan, la RDC, la Libye, le Sahel et la Somalie ; l’action économique, incluant la réforme de l’architecture financière internationale, la mobilisation de financements privés et le soutien aux pays africains endettés ; et l’action climatique, mettant en avant le potentiel solaire du continent, l’adaptation au changement climatique, une transition énergétique équitable et une gestion responsable des ressources naturelles.
L’absence de sièges africains permanents au Conseil de sécurité est indéfendable. Nous sommes en 2026, pas en 1946. Quelles que soient les décisions concernant l’Afrique et le monde, l’Afrique doit être à la table.
António Guterres, Secrétaire général de l’ONU – Portugal
Le 39ᵉ sommet d’Addis‑Abeba a montré que l’Afrique est un acteur stratégique incontournable pour le multilatéralisme. Les discours de Mahamoud Ali Youssouf et António Guterres rappellent que le continent doit jouer un rôle central dans la gouvernance mondiale, promouvoir la paix, le développement durable et la justice économique et climatique. L’objectif est de garantir une Afrique forte, autonome et pleinement représentée à la table des décisions internationales, consolidant ainsi un partenariat durable entre l’Union africaine et l’ONU pour le XXIᵉ siècle.