Cameroun : Arrêté pour limiter les 9% de pertes d’électricité

Face à des pertes et fraudes électriques oscillant entre 4% et 9%, le réseau électrique camerounais reste fragilisé, entraînant des délestages fréquents et une instabilité du service. Pour renforcer la sécurité et la régulation du secteur, le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Gaston Eloundou Essomba, a signé le 23 février 2026 un arrêté imposant que toute intervention sur le réseau maintenance, réparation ou branchement soit précédée d’une autorisation officielle précisant l’intervenant, la nature, la localisation et la durée des travaux.

Avec des pertes et fraudes électriques de 4 % à 9 %, le réseau camerounais reste vulnérable aux délestages. Pour y remédier, le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Gaston Eloundou Essomba a signé le 23 février 2026 un arrêté exigeant que toute intervention sur le réseau notamment la maintenance, les réparations ou le branchement soit autorisée par un document officiel précisant l’intervenant, la nature, la localisation et la durée des travaux.

Les réparations, les branchements et les installations sont faites jusqu’à présent de façon un peu anarchique, telle qu’on n’arrive pas à distinguer les techniciens réguliers des vandales et des saboteurs. Il est donc question d’harmoniser les descentes.

Honoré Justin MONDOMOBE, Expert en Intelligence économique – Cameroun

Cette mesure s’inscrit dans le cadre de la Loi n°2011/022 du 14 décembre 2011, qui régit le secteur de l’électricité et renforce le rôle  de l’Agence de régulation du secteur de l’électricité (ARSEL). En 2024, l’accès à l’électricité au Cameroun était d’environ 68%, avec de fortes disparités entre zones urbaines et rurales. Les coupures, délestages et pertes techniques pouvant atteindre 19% continuent de fragiliser la continuité et la stabilité du service.

On retrouve tout genre de vandales sur les poteaux électriques qui se connectent et se déconnectent à profusion et partout. Sauf qu’à la fin, c’est l’infrastructure électrique qui paye du fait d’un coût élevé du transport, du fait de la non-fiabilité de la qualité de l’énergie électrique.

Honoré Justin MONDOMOBE, Expert en Intelligence économique – Cameroun

L’arrêté est perçu comme une avancée majeure pour sécuriser le travail sur le réseau et limiter les manipulations dangereuses. Mais certains experts craignent qu’il complexifie l’accès à l’électricité pour les foyers encore non raccordés légalement.

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