Le coton d’Afrique de l’Ouest pourrait bientôt servir à confectionner des vêtements pour les joueurs de la Coupe du monde de la FIFA 2026. Cette initiative résulte d’une collaboration entre la Fédération internationale de football association et l’Organisation mondiale du commerce pour promouvoir la transformation locale du coton dans les pays producteurs. Un mémorandum d’accord a été signé le 27 septembre 2022 à Genève afin de soutenir la filière coton-textile dans les pays du C4+ notamment Bénin, Burkina Faso, Mali, Tchad, avec la Côte d’Ivoire comme partenaire associé.
“C’était bien que la FIFA puisse utiliser le coton africain en relation avec l’Organisation mondiale du commerce pour faire des équipements sportifs. Ce sera un honneur pour les producteurs africains. Ce sera une reconnaissance de la contribution de l’Afrique à l’économie mondiale, si minime soit-elle”.
Madi Zongo, Journaliste sportif – Burkina Faso
L’Afrique de l’Ouest constitue l’un des principaux bassins de production de coton dans le monde. Lors de la campagne de 2024-2025, le Bénin a produit environ 669 000 tonnes de coton, tandis que le Mali a enregistré près de 656 751 tonnes. De son côté, le Burkina Faso a atteint environ 300 000 tonnes, alors que la Côte d’Ivoire ambitionne d’atteindre 550 000 tonnes pour la campagne 2025-2026. Ces performances confirment le rôle stratégique du coton dans les économies agricoles de la région.
“Maintenant la question que je me pose, est-ce que cette utilisation du coton africain pour faire les équipements sportifs, cette utilisation va profiter aux producteurs ? Si c’est juste pour que les multinationales fassent encore de gros bénéfices en disant oui c’est du coton africain acheté, utiliser une certaine sensibilité occidentale pour se faire davantage de bénéfices, pour moi ce n’est vraiment pas la peine”.
Madi Zongo, Journaliste sportif – Burkina Faso
La 23ᵉ édition de la Coupe du Monde masculine de football, prévue du 11 juin au 19 juillet 2026, au Mexique, aux États-Unis et au Canada, rassemblera 48 équipes nationales. Cet événement entraînera une demande accrue en maillots et équipements sportifs.. Grâce à des projets industriels comme la Zone industrielle de Glo-Djigbé du Bénin, le coton pourrait être transformé localement en fil, tissu et vêtements, afin de limiter l’exportation de matière brute et d’augmenter la valeur ajoutée sur le continent.