La Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) a réaffirmé, lors de sa récente réunion, l’industrialisation comme l’épine dorsale de l’intégration régionale. Les hauts responsables de la SADC ont lancé un appel pressant à une mise en œuvre accélérée des politiques et programmes régionaux afin de concrétiser les objectifs ambitieux de la Vision 2050. La feuille de route industrielle est perçue non seulement comme un moteur économique, mais aussi comme le fondement d’un développement à long terme. Abondant dans ce sens, le Président de la République du Zimbabwe, Emmerson Mnangagwa, a souligné la nécessité d’investir dans le capital humain :
“En investissant dans l’éducation et le développement des compétences appropriées, nous jetons les bases d’une modernisation,d’une industrialisation et d’un développement à long terme de notre patrie le Zimbabwe et la Zambie y compris l’Arabie Saoudite et plus largement du continent africain.
Emmerson Mnangagwa, Président de la République – Zimbabwe
Ce consensus sur l’urgence d’agir a été clairement énoncé par le Secrétaire exécutif de la SADC, Elias Magosi. Selon lui, l’industrialisation incarne une volonté commune de moderniser l’agriculture, d’investir dans les énergies propres et de bâtir une région à la fois plus forte et plus résiliente.
“Ce thème reflète notre engagement commun à moderniser l’agriculture, à investir dans les énergies propres et à bâtir une région plus forte et plus résiliente. Dans la perspective de la transformation multiculturelle, plusieurs interventions et actions ont été entreprise auprès de nos ministres au niveau régional et national pour mettre en oeuvre la stratégie et feuille de route d’industrialisation de la SADC et son plan d’action.
Elias Magosi, Secrétaire exécutif de la SADC – Botswana
Cette orientation stratégique impose une lourde responsabilité aux cadres de l’organisation régionale. Tebogo Seokolo, Président du Comité permanent des hauts fonctionnaires de la SADC, a réaffirmé sa détermination à transformer la région par l’industrialisation, soulignant que seule une action rapide et coordonnée permettra d’atteindre les objectifs d’intégration et d’offrir des bénéfices tangibles aux citoyens de la SADC.
“Dans toute notre région, les citoyens se tournent vers notre organisation régionale pour traduire les engagements en améliorations concrètes en matière de moyens de subsistance, de possibilité d’emploi, d’entreprenariat, de sécurité alimentaire , d’accès à l’énergie, de pratiques religieuses et de résilience aux chocs.
Tebogo Seokolo, Président du Comité permanent des hauts fonctionnaires de la SADC – Afrique du Sud
Le Conseil des ministres de la SADC qui a pris fin le 14 mars 2026, a noté des progrès dans l’intégration, avec une légère hausse des échanges intra-SADC de produits manufacturés, passés de 19 % à 22 %. Des avancées sont également constatées dans le domaine du numérique, où le taux de pénétration d’Internet atteint désormais 54 %. La région a renforcé ses infrastructures d’intégration avec le déploiement de postes frontaliers à guichet unique. Sur le plan énergétique, plus de 14 000 mégawatts de nouvelle capacité ont été ajoutés, portant la part des énergies renouvelables dans le mix régional de 25 % à 38 %.