Du 20 au 24 avril 2026, le Gabon accueille à Libreville le 8ème Congrès RH Afrique, consacré à la gestion des conflits en entreprise. L’événement réunit experts, responsables publics et acteurs du monde du travail autour des tensions professionnelles en Afrique. Première édition organisée dans le pays à ce format élargi, ce congrès marque une étape importante dans la réflexion sur le dialogue social et confirme le rôle croissant du Gabon dans les rencontres continentales sur les enjeux de gouvernance et de ressources humaines.
60 % des entreprises africaines connaissent des conflits internes, selon l’Organisation International du Travail, un constat qui a motivé la tenue du 8e Congrès RH Afrique à Libreville au Gabon du 20 au 24 avril 2026. À cette occasion, experts, responsables publics et acteurs du monde du travail se sont réunis pour analyser les tensions en entreprise et proposer des solutions adaptées afin d’améliorer le climat social et la performance organisationnelle.
Le conflit naît des différences de perception, donc ça part des dispositions psychologiques différentes, tout à fait différentes et naturelles. Nous pouvons, au sein des organisations, gérer ces différences de perception en encadrant un certain nombre de paramètres.
Wenceslas Mandja, Directeur du Capital humain, FGIS
Les conflits liés aux divergences de perception et à la communication interne fragilisent les entreprises africaines, un enjeu central débattu lors des travaux. Les participants ont identifié les causes structurelles des crises, notamment les faiblesses de gouvernance des ressources humaines. Le ministère du Travail Gabonais a rappelé les réformes en cours, dont les élections professionnelles prévues le 28 avril 2026, destinées à renforcer le dialogue social et la représentativité syndicale Gabonaise.
Aujourd’hui, la responsabilité d’un État qui veut avancer, c’est d’être assis sur des objectifs clairs et ces objectifs participent éventuellement à maintenir un climat social apaisé dans les entreprises.
Guy Roger Retenot, Directeur de cabinet du ministre du Travail
Avec plus de 80 % des emplois en Afrique dans le secteur informel selon l’OIT, les experts réunis ont insisté sur la nécessité de transformer le conflit en levier de performance. Ils recommandent la médiation, la formation et un meilleur encadrement des relations professionnelles. Le congrès ambitionne ainsi de proposer des modèles adaptés aux réalités économiques et sociales du continent, afin de renforcer la stabilité et la productivité des organisations.



