Cameroun : la Chine supprime les droits de douane

Zéro droit de douane pour plusieurs produits africains en Chine depuis ce 1er mai 2026. Une opportunité majeure pour le Cameroun, notamment pour le cacao, le café ou encore le bois transformé. Mais entre potentiel et réalités du terrain, production, qualité, logistique et  le défi reste entier.  Le Cameroun est-il prêt à saisir cette ouverture historique ?

À partir de ce 1er mai 2026, une nouvelle page s’ouvre pour les échanges commerciaux entre l’Afrique et la Chine. Le pays applique désormais le tarif zéro sur plusieurs produits africains. Une mesure qui pourrait booster les exportations du Cameroun vers l’un des plus grands marchés au monde.

 Cette opportunité est très vaste, mais je vais en citer quelques aspects. Par exemple, sur les prix : avant, nous fabriquions sans véritable marché pour exporter. Aujourd’hui, nous pouvons produire des produits finis de qualité et accéder à un marché immense, comme la Chine, qui compte plus d’un milliard de consommateurs. C’est donc une véritable aubaine pour nous.

Loïc MELI, Directeur général de M Square Company

Cacao, café, bois transformé, coton ou encore produits agricoles , plusieurs filières camerounaises sont directement concernées. Mais sur le terrain, les défis restent nombreux. Faible transformation industrielle, problèmes logistiques, normes de qualité parfois difficiles à atteindre. Autant d’obstacles qui pourraient freiner cette dynamique.

D’ailleurs, la corruption qui sévit chez nous comme un fléau, une véritable pandémie , le sida des temps modernes  constitue le premier obstacle. À cela s’ajoutent les procédures. Le Cameroun en est le roi. Donc, ces deux éléments-là freinent fortement les initiatives. Je ne pense pas qu’une seule idée, même si elle est merveilleuse, puisse porter à elle seule les fruits escomptés.

Pierre ALAKA ALAKA , Professeur d’université et conseil fiscal agréé CEMAC

Pour les exportateurs , c’est une opportunité stratégique de diversifier les débouchés et d’augmenter les recettes à l’export. 

Avant, pour exporter le bois que je transforme, je payais entre 4’500 et 6’000 dollars. Maintenant qu’il y a cette exonération, c’est une entrée d’argent qui va rester dans mes caisses. Cela va me permettre d’étendre mon activité, d’acheter plus de matériel, de produire davantage, de vendre et de générer plus de revenus.

Loïc MELI, Directeur général de M Square Company

Entre espoirs et contraintes, le Cameroun joue désormais une carte importante. Reste à savoir si le pays saura transformer cet avantage tarifaire en véritable levier de croissance économique.

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