La Zambie a porté un coup dur à la stratégie de l’administration Trump concernant les minéraux critiques, en rejetant sa demande de traitement préférentiel pour les investisseurs américains dans le secteur minier. Le ministre zambien des Affaires étrangères, Mulambo Haimbe, a également accusé lundi, dans une déclaration, l’administration du président Donald Trump de chercher à obtenir l’accord préférentiel sur les minéraux en le liant à une offre américaine de 2 milliards de dollars de financement pour la santé.
La Zambie a officiellement exprimé son refus concernant une proposition américaine qui liait le financement de son secteur de la santé à l’accès à ses ressources minières stratégiques, d’après un communiqué publié lundi 4 mai 2026 à Lusaka, par le gouvernement. Le ministre zambien des Affaires étrangères, Mulambo Haimbe, a révélé que les Etats-Unis avaient offert un soutien financier pouvant atteindre 2 milliards de dollars sur cinq ans dans le cadre d’un accord sanitaire.
« Concernant l’accord sanitaire proposé par les États-Unis, qui prévoit un soutien d’au moins 2 milliards d’USD à la Zambie sur 5 ans, les deux pays n’ont pas encore trouvé d’accord sur certains termes. Les négociations en cours ne sont pas un signe d’irresponsabilité de la part du gouvernement zambien, mais reflètent sa responsabilité de protéger les intérêts de son peuple.»
Mulambo Haimbe, Ministre des Affaires étrangères – Zambie
Selon le chef de la diplomatie Mulambo Haimbe, la partie américaine conditionne la conclusion de l’accord minier à la signature préalable du protocole d’entente sur la santé, une approche que rejette le gouvernement zambien. Sur le volet minier, les inquiétudes portent également sur certaines clauses susceptibles d’accorder un traitement préférentiel aux entreprises américaines, une perspective jugée incompatible avec les principes de souveraineté économique défendus par la Zambie.
“Les relations initiales Zambie-États-Unis étaient fondées sur des valeurs partagées, l’amitié et le respect mutuel en tant qu’États souverains. Aujourd’hui, leur partenariat stratégique fort et évolutif apporte des bénéfices concrets aux deux nations, bien au-delà d’une simple aide comme suggéré par l’ambassadeur américain.”
Mulambo Haimbe, Ministre des Affaires étrangères – Zambie
Cette situation, au-delà de la Zambie, reflète une tendance plus large sur le continent. Plusieurs nations africaines, dont le Ghana et le Zimbabwe, ont déjà refusé des accords similaires. Leurs motivations principales sont liées à la souveraineté nationale, à la protection des données et aux conditions d’accès à leurs ressources stratégiques. Il est à noter que les échanges commerciaux de biens entre les États-Unis et la Zambie ont atteint environ 431,6 millions de dollars en 2025.



