Maroc : 157 millions de dirhams d’exportations en 2024

Le secteur automobile s’impose comme le premier moteur des exportations du Maroc. En 2024, il a généré environ 157,6 milliards de dirhams, soit près de 15 milliards d’euros, en progression de 6,3 %. Il représente près de 15 % des exportations nationales, devant les phosphates et l’agriculture. Cette performance confirme la montée en puissance d’une industrie devenue un pilier stratégique de l’économie marocaine, portée par une chaîne de valeur de plus en plus intégrée. 

‘’  Cet écosystème performant est d’abord le fruit d’une vision royale qui a impulsé la création de zones industrielles et de plateformes logistiques de premier plan. Cela combine un investissement massif dans le capital humain, des ingénieurs formés aux standards internationaux et capables de faire tourner des lignes de production parmi les plus exigeantes.  ‘’

ADIL ZAIDI, Président de la Fédération marocaine de l’automobileMaroc

Cette dynamique repose sur un écosystème industriel structuré autour du câblage, des sièges, des pièces moteur et de l’assemblage automobile. Plus de 260 équipementiers participent à cette chaîne de valeur, faisant du pays une véritable plateforme industrielle tournée vers l’Europe. Le coût de production, estimé à environ 106 dollars par véhicule, reste l’un des plus compétitifs au monde, renforçant l’attractivité du Royaume auprès de groupes comme Renault et Stellantis, dont l’usine de Kénitra dépasse à elle seule les 500 000 véhicules par an. 

’  En produisant pour les plus grands constructeurs, le Maroc a atteint des niveaux d’excellence reconnus à l’échelle mondiale. Ce niveau de performance impose une exigence constante et une montée en gamme technologique. Cela passe par des laboratoires de pointe, des équipements alignés sur les standards de l’industrie du futur et surtout par des ressources humaines hautement qualifiées.  ‘’ 

ABDELHAKIM REDA, Directeur général du Centre des industries pour véhiculeMaroc

Cette montée en puissance s’appuie sur une stratégie industrielle de long terme, soutenue par des investissements massifs dans les infrastructures, les zones franches et la formation d’ingénieurs aux standards internationaux. Toutefois, le secteur reste exposé aux cycles mondiaux, comme en témoigne le recul de 7,8 % des exportations début 2025. Pour consolider ses acquis, le Maroc accélère désormais vers l’électrification de sa filière, avec l’arrivée de nouveaux investisseurs et un objectif d’intégration locale de 75 % d’ici 2030, ouvrant une nouvelle phase de montée en gamme technologique et industrielle.

Agenda

Bouton retour en haut de la page
logo Africa24tv

CONTACTEZ NOUS

xxxxxxx@yyy.com