Zimbabwe : 500 USD par an de redevance pour les acteurs

Le gouvernement du Zimbabwe impose désormais à toutes les entreprises impliquées dans l’achat, la vente, le transfert ou la conservation des crypto-monnaies de s’enregistrer chaque année auprès de la Cellule de renseignement financier, l’organisme anti-blanchiment de la banque centrale. Cette décision s’inscrit dans une tendance continentale de régulation du marché.

Le Zimbabwe a instauré un nouveau cadre réglementaire pour les cryptomonnaies. Désormais, les entreprises du secteur (achat, vente, transfert, conservation) doivent s’enregistrer annuellement auprès de la Cellule de renseignement financier de la banque centrale, moyennant 500 dollars. Toute activité non déclarée est désormais illégale, mettant fin à un fonctionnement informel basé sur le gré à gré. 

“ Les transactions en cryptomonnaies se font principalement de pair à pair. De ce fait, elles échappent souvent aux registres officiels : il n’existe pas toujours de chaîne de suivi ni de traçabilité claire. En revanche, lorsqu’une plateforme d’échange est utilisée pour effectuer ces transactions, il devient plus facile pour les autorités publiques d’exercer une supervision et d’avoir une meilleure visibilité sur l’ensemble des opérations qui sont réalisées.”

William Chui, Trader en cryptomonnaies Zimbabwe

Cette mesure répond à un usage croissant des actifs numériques, devenu une alternative privilégiée aux circuits bancaires depuis 2018 face à l’hyperinflation et à l’instabilité monétaire. 

“ De nombreux jeunes, en particulier des étudiants, s’intéressent à ce domaine. Il appartient donc aux organismes publics, à la Banque centrale en particulier, ainsi qu’aux entrepreneurs du secteur des technologies financières, de travailler ensemble afin de mettre au point un modèle hybride adapté aux réalités du Zimbabwe.”

Jeef Mutsekwa, Président de l’Association zimbabwéenne de la blockchain Zimbabwe

Le Zimbabwe rejoint ainsi d’autres pays africains comme l’Afrique du Sud ou le Nigeria dans une démarche de lutte contre le blanchiment et la fraude. Cette décision intervient dans un contexte de forte dynamique en Afrique subsaharienne, devenue la troisième région mondiale pour les transactions crypto, avec 205 milliards USD enregistrés entre juillet 2024 et juin 2025, soit une hausse de 52 % sur un an, positionnant la région comme la troisième plus dynamique au monde après l’Asie-Pacifique et l’Amérique latine. 

Agenda

Bouton retour en haut de la page
logo Africa24tv

CONTACTEZ NOUS

xxxxxxx@yyy.com