Afrique – CEDEAO : 80% des échanges restent informels

À Banjul, les missions techniques de la CEDEAO s’ouvrent du 15 au 19 juin 2026  pour valider les piliers de l’intégration économique régionale. Durant cinq jours, les experts se penchent sur la coordination du secteur privé, la transformation agricole et la coopération transfrontalière. L’ordre du jour inclut également la concurrence, la protection des consommateurs, la transparence fiscale et la facilitation des échanges. Ces travaux visent à renforcer la compétitivité et l’accès aux marchés pour garantir l’intérêt collectif des États membres. Chaque thématique sera explorée à travers des décryptages quotidiens enrichis de sonores d’acteurs clés. L’objectif est de comprendre comment ces normes communes peuvent transformer l’agriculture et sécuriser les échanges. Cette validation technique est cruciale pour assurer la fluidité commerciale et la protection des citoyens de l’espace communautaire. 

Ici à Banjul en Gambie, où s’est ouverte lundi 15 juin 2026, la 7ème réunion du comité régional de facilitation des échanges de la CEDEAO. Jusqu’au 19 juin, la capitale gambienne devient le cœur battant de l’intégration économique ouest-africaine à travers des missions techniques cruciales.

 Au programme de ces cinq jours de travaux : booster la compétitivité et la transformation agricole, harmoniser la concurrence, et fluidifier la coopération transfrontalière. Les experts se penchent également sur la coordination du secteur privé, l’accès aux marchés et la protection des consommateurs. L’enjeu est de taille : transformer ces protocoles techniques en leviers de croissance concrets pour garantir l’intérêt collectif des États membres. 

“Distingués délégués, permettez-moi de saisir cette occasion pour féliciter la CEDEAO pour le choix de ce sujet crucial visant à développer et promouvoir les outils de facilitation des échanges entre nos pays. Je salue également la création de ce cadre destiné à simplifier le commerce grâce à des instruments majeurs, capables de transformer les réalités quotidiennes de nos entreprises”

Lamin Camara, Secrétaire permanent au ministère du Commerce – Gambie

« Cependant, 80 % des commerçants évoluent encore dans le secteur informel. L’absence d’informations dans les zones frontalières nuit à la confiance nécessaire aux échanges. De plus, les comités nationaux de facilitation du commerce manquent de personnel qualifié pour lever les barrières non tarifaires, qui dépendent souvent des commissions douanières. “

Kolawole Sofola , Directeur du Commerce, Commission de la CEDEAO –  Nigeria

« Nous nous rencontrons à un moment critique où l’intégration régionale en Afrique, les négociations sur les échanges à l’OMC, l’agenda de la CEDEAO et l’opérationnalisation de la zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF) offrent des opportunités de transformer le commerce pour favoriser la création d’emplois »

Mark Nyuma, Directeur des matières premières au ministère du Commerce et de l’Industrie – Sierra Leone

Face à un commerce intra-régional encore faible, ces instruments visent à simplifier les échanges et à sécuriser les économies nationales. A noter que Les échanges commerciaux au sein de la CEDEAO sont restés faibles (10 % à 15 % du commerce total de la région), freinés par des barrières structurelles et non tarifaires. Toutefois, le commerce informel et agricole, estimé à près de 10 milliards de dollars, dynamise un marché commun de plus de 400 millions de consommateurs. 

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