Des forêts du bassin du Congo aux zones arides du Sahel, l’Afrique est en première ligne face à une crise environnementale qui bouleverse ses écosystèmes et menace les moyens de subsistance de millions de personnes. Désertification accélérée, déforestation massive, raréfaction de l’eau douce, explosion des déchets et pollution urbaine : les défis écologiques s’intensifient. Face à cette urgence, une force se mobilise sur le terrain : la société civile africaine.
Face à une crise environnementale qui menace ses écosystèmes, sa sécurité alimentaire et la santé de ses populations, l’Afrique fait face à des défis majeurs : désertification, déforestation, raréfaction de l’eau douce, déchets et pollutions urbaines. En première ligne, la société civile africaine s’impose comme une force d’alerte et d’action. Associations, ONG, mouvements citoyens et communautés locales observent, analysent, portent le plaidoyer et multiplient les initiatives pour protéger le vivant et promouvoir une transition écologique plus équitable.
Nous sommes des sonneurs d’alerte, c’est-à-dire que nous devons faire entendre notre voix pour informer les gouvernements et les décideurs des situations environnementales qui se dégradent. À côté de cela, nous pouvons également sensibiliser les populations à adopter des gestes rapides et adaptés, notamment sur les comportements à avoir face aux fortes pluies ou pour mieux anticiper les impacts du changement climatique. Nous pouvons mener des actions de sensibilisation et formuler des propositions d’idées.
Ugain KAYA MIKALA, Président ONG Éveil d’Afrique
Cette mobilisation repose sur une approche collective impliquant l’ensemble des acteurs de la société. Les communautés locales autochtones, les femmes, le secteur privé et les partenaires techniques ont un rôle à jouer. Dans le bassin du Congo, considéré comme l’un des plus grands réservoirs de biodiversité au monde, cette coopération apparaît essentielle pour préserver les forêts et renforcer la résilience des populations.
Aujourd’hui, plus que jamais, tout le monde doit mettre la main à la pâte. La société civile a un rôle à jouer. Les communautés locales et autochtones ont également leur mot à dire. Les femmes, le secteur privé et les partenaires techniques ont aussi un rôle à jouer.
Cécile Bibiane Ndjebet, Présidente de la Coalition de la Société civile pour les forêts et l’environnement du Bassin du Congo
Au niveau institutionnel, les autorités environnementales reconnaissent également l’importance stratégique de ces acteurs de terrain. Grâce à leurs actions de sensibilisation et de renforcement des capacités, ces structures sont encouragées à intégrer davantage les évaluations environnementales dans leurs pratiques et à devenir des relais auprès de leurs partenaires pour favoriser des projets et programmes plus durables.
ONG et OSC, vous êtes des acteurs clés de cette démarche. Votre engagement et votre collaboration sont indispensables pour assurer la réussite de nos efforts en matière de protection de l’environnement. En travaillant ensemble, nous pouvons créer des synergies positives et des solutions innovantes pour relever les défis environnementaux auxquels nous sommes confrontés.
Karim Seri, Secrétaire Exécutif de l’Agence Nationale des Évaluations Environnementales
Avec seulement 4 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, l’Afrique reste pourtant l’une des régions les plus touchées par le dérèglement climatique, avec des pertes économiques estimées entre 7 et 15 milliards USD par an. Pour y répondre, la Banque africaine de développement consacre 64 % de ses financements climatiques à l’adaptation et a lancé un Guichet d’action climatique visant à mobiliser au moins 42 milliards de dollars en faveur des initiatives climatiques.