La CARICOM change de président, mais surtout de cap. Depuis le 1er juillet 2026, Philip J. Pierre conduit pour six mois la Communauté caribéenne. Réélu à la tête de Sainte-Lucie en décembre 2025, le dirigeant veut faire de cette présidence tournante un levier d’intégration, dans une région confrontée à des défis économiques, sociaux, sécuritaires et climatiques croissants.
L’honorable Philip J. Pierre, Premier ministre de Sainte-Lucie, a pris officiellement la présidence de la CARICOM le 1er juillet 2026, succédant à Terrance Drew de Saint-Kitts-et-Nevis. Réélu en décembre 2025 après un premier mandat entamé en 2021, il dirige la Communauté selon le système de présidence tournante, pour un semestre s’achevant le 31 décembre 2026.
J’accepte cette responsabilité avec humilité, détermination et un profond sens du service envers les peuples de notre région. La CARICOM a toujours reposé sur une conviction simple mais puissante : nos pays peuvent accomplir davantage ensemble qu’ils ne pourraient jamais le faire seuls.
Philip J. Pierre, Président CARICOM – Sainte-Lucie
Fondée en 1973, la CARICOM rassemble quinze États membres. Elle couvre 462 840 kilomètres carrés, de la Barbade au Belize en passant par le Guyana et le Suriname, pour une population dépassant dix-huit millions d’habitants et un produit intérieur brut cumulé de 137,58 milliards de dollars US.
La Caraïbe est plus forte lorsque nous travaillons ensemble, que nous nous exprimons avec détermination et que nous respectons les voix et les contributions de chaque État membre. Notre diversité, nos cultures, nos langues, nos traditions et nos expériences constituent l’une de nos forces.
Philip J. Pierre, Président CARICOM – Sainte-Lucie
Ce nouveau leadership s’exerce toutefois dans un contexte régional empreint de défis majeurs : coût de la vie en hausse, incertitudes économiques persistantes, vulnérabilité climatique croissante et enjeux de sécurité citoyenne à travers les territoires membres. Philip Pierre promet une présidence tournée vers des résultats concrets et perceptibles pour les populations, plutôt que vers de simples déclarations institutionnelles protocolaires.



