Élu le 30 août 2026 à Banjul, Kemo Ceesay est le nouveau président de la Fédération gambienne de football (GFF). Sa promesse : rompre avec l’opacité et l’immobilisme en 100 jours. La Gambie attend des actes.
Ancien directeur financier de la fédération gambienne de football (GFF), Kemo Ceesay est le nouveau président de l’instance faîtière du football. Élu le 30 août 2026 à Banjul, Ceesay mise sur la transparence budgétaire. Il installe un « Sports Bantaba », un forum de dialogue avec les médias, supporters et diaspora, pour rendre compte de l’utilisation des fonds FIFA. Une rupture assumée avec son prédécesseur, accusé de centraliser la gestion et d’entretenir l’opacité.
« Ce n’est pas une position que je dois célébrer, mais une responsabilité qui m’a été confiée aujourd’hui. Je prends solennellement l’engagement de mettre en œuvre le programme que j’ai présenté le 28 juin dernier devant vous tous. »
Kemo Ceesay, Président de la fédération gambienne de football – Gambie
La décentralisation est son deuxième chantier. Un siège régional ouvrira à Jarra Soma pour sortir le football de l’orbite de Banjul et irriguer les zones oubliées. Parallèlement, les clubs féminins de première et deuxième divisions obtiendront un statut de membres à part entière, avec droit de vote. Une première dans un paysage dominé par les clubs masculins.
« C’est désormais notre histoire. Je souhaite une unification totale. S’il vous plaît, lorsque nous commencerons à travailler, je veux que vous soyez tous pleinement engagés à nos côtés. Nous verrons jusqu’où nous pouvons aller en nous unissant collectivement pour faire progresser et développer le football gambien. »
Kemo Ceesay, Président de la fédération gambienne de football – Gambie
Avec 41 voix sur 77, Ceesay a gagné mais a laissé 36 électeurs sur le bord de la route. Il a choisi l’apaisement, mais devra convaincre par des actes. La professionnalisation du championnat national, refonte des compétitions et amélioration des contrats, sera le véritable test. La Gambie attend des gestes forts, pas des mots.