Le sacre des Lionnes Indomptables à la CAN féminine 2026 suscite un nouvel engouement pour le football féminin. À Douala, les jeunes filles sont de plus en plus nombreuses à rêver d’une carrière dans le ballon rond.
Le sacre des Lionnes Indomptables résonne bien au-delà des stades. À Douala, il fait naître de nouveaux rêves. Sur le stade de l’école publique de Deido, situé dans le premier arrondissement de la capitale économique camerounaise, de jeunes filles s’entraînent avec détermination : contrôles, passes, frappes… sous les yeux attentifs de leurs parents. Portées par l’exploit de leurs championnes, ces apprenties footballeuses veulent désormais écrire leur propre histoire. Une nouvelle génération se lève, avec un rêve : marcher sur les pas des Lionnes.
Depuis que les Lionnes ont remporté la CAN féminine, ça m’a beaucoup motivée. Le fait que le Président de la République les a félicités est un grand honneur. Moi aussi, j’aimerais un jour avoir cette chance. Les maisons promises aux joueuses et les primes reçues après la compétition sont aussi très motivantes. Ça nous encourage à travailler davantage et à nous entraîner tous les jours pour atteindre nos objectifs.
LAURENNE YONGA KEUTCHEU, Jeune joueuse – AJSAC de Douala (Association des Jeunes Sportifs et Académie de Football)
L’effet du triomphe camerounais à la CAN féminine 2026 dépasse désormais les pelouses et gagne les familles. Dans les tribunes comme à la maison, le regard change sur le football féminin. Hier encore considéré comme un simple loisir, il apparaît aujourd’hui comme une véritable voie d’avenir. Pour certains parents, accompagner leur fille sur un terrain, c’est désormais croire en son talent, soutenir son ambition et, pourquoi pas, l’aider à rêver d’une carrière professionnelle.
C’est surtout depuis la CAN remportée récemment par les Lionnes que j’ai changé de regard. J’ai compris que les femmes peuvent aussi faire ce que les hommes font et que le football peut amener nos enfants très loin. Il peut même leur permettre de construire un avenir meilleur grâce aux revenus qu’elles peuvent gagner dans cette discipline.
MURIELLE MBALLA, Parent
Mais pour que l’engouement se transforme en véritable dynamique, encore faut-il lui donner les moyens de durer. Sur le terrain, les encadreurs alertent : le développement du football féminin passe par davantage d’infrastructures, d’équipements, de compétitions et surtout de formations.
Depuis le sacre des Lionnes, ce sont maintenant les parents qui nous appellent pour inscrire leurs enfants aux entraînements. Avant, ils étaient encore assez réticents au football féminin. Mais avec cette victoire et les récompenses annoncées, notamment les maisons promises aux joueuses, il y a vraiment un engouement. Aujourd’hui, j’ai pratiquement un nouveau groupe de filles qui vient s’entraîner.
PIERRE MBELLA, Entraîneur – AJSAC de Douala (Association des Jeunes Sportifs et Académie de Football)
À Deido, comme partout au Cameroun, les futures Lionnes sont déjà à l’œuvre. Ballon au pied, elles rêvent désormais plus grand. Le sacre de leurs aînées aura peut-être offert bien plus qu’un trophée : il a ouvert un horizon, suscité des vocations et fait naître l’espoir d’une nouvelle génération de championnes.