Après plus de deux ans passés au Nigeria, l’ancien président sierra-léonais Ernest Bai Koroma a regagné son pays dimanche 6 septembre 2026. Son retour, rendu possible après l’abandon des poursuites judiciaires engagées contre lui, intervient dans un contexte de détente politique et relance les espoirs de réconciliation nationale.
Après plus de deux ans passés au Nigeria, l’ancien président de la Sierra Leone, Ernest Bai Koroma, a regagné Freetown la capitale, le 6 septembre 2026, dans un contexte d’apaisement politique avec le pouvoir du président Julius Maada Bio. Son retour intervient après l’abandon des poursuites pénales qui le visaient dans le dossier lié à la tentative de coup d’État du 26 novembre 2023.
L’abandon des poursuites pour haute trahison et son accueille officiel il faut quand même le noter aux côtés de Olusegun Obasanjo témoigne une volonté manifeste du président Julius Maada Bio de privilégier la réconciliation nationale.
Boubacar Ba, Journaliste
Ernest Bai Koroma avait quitté la Sierra Leone en janvier 2024 pour se rendre au Nigeria, officiellement pour des raisons médicales. Le 17 janvier 2024, la Haute Cour sierra-léonaise l’avait autorisé à voyager pour une période initiale ne dépassant pas trois mois. Il était alors sous le régime de la liberté sous caution.
Dans ce cas précis, il reste profondément regrettable qu’en Afrique tant d’anciens présidents soient contraints en exil pour échapper aux poursuites du régime qui leur succède. Il est quand même temps de mon point de vue en tout cas que les nouveaux pouvoirs et les oppositions fassent preuve d’une certaine maturité politique.
Boubacar Ba, Journaliste
Le principal tournant est intervenu le 14 juillet 2026, avec l’abandon des poursuites pénales le visant. Cette décision a ouvert la voie à son retour. Selon les autorités nigérianes, le Nigeria et la CEDEAO ont joué un rôle dans les efforts diplomatiques ayant facilité son retour. Président de la Sierra Leone de 2007 à 2018, Koroma demeure une figure importante de l’opposition. Son retour est désormais présenté comme une étape vers la réconciliation nationale.



