À la tribune de l’ONU le 22 septembre 2026, le président sierra-léonais Julius Maada Bio a vivement dénoncé le déséquilibre structurel de la gouvernance mondiale. Face à la crise du multilatéralisme, il a appelé à restaurer la confiance globale en s’appuyant sur l’expérience de paix de la Sierra Leone. Il exige une justice réparatrice pour l’esclavage ainsi qu’une représentation équitable pour l’Afrique au Conseil de sécurité. Le continent, riche de 1,6 milliard d’habitants, doit obtenir un siège permanent pour en garantir la légitimité. Sans cette répartition juste du pouvoir, le droit international continuera de perdre toute sa crédibilité.
Lors de son intervention à l’ONU le 22 septembre 2026, le président sierra-léonais, Julius Maada Bio, a vivement dénoncé l’effritement du multilatéralisme et les déséquilibres structurels du droit international, en ciblant tout particulièrement le Conseil de sécurité. Pour restaurer la confiance, le president Maada Bio, a rappelé l’expérience de la Sierra Leone, pacifiée après sa guerre civile survenue en 1991 à 2002 grâce à la coopération internationale et a appelé à une justice réparatrice pour l’esclavage, exigeant des excuses officielles et des réparations équitables.
Il y a près de 25 ans, la Sierra Leone a achevé son désarmement et déclaré officiellement la fin de ses guerres civiles. La déclaration formelle compte bien sûr, mais la paix est devenue réalité de manière plus concrète à travers des familles qui sont rentrées chez elles, les communautés qui ont appris à revivre ensemble, les citoyens qui ont choisi les urnes et les institutions qui ont retrouvé peu confiance. Les Nations Unies nous ont accompagnés tout au long du désarmement, des élections et de la consolidation de la paix.
Julius Maada Bio, Président de la République – Sierra Leone
Pour le Chef de l’Etat Maada Bio cette trajectoire nationale confère à la Sierra Leone une légitimité morale pour avertir la communauté internationale du risque imminent d’effondrement de la confiance mutuelle.
Nous savons donc ce que la coopération internationale peut rendre possible car nous l’avons vécu. Cette expérience nous a appris que la confiance ne se décrète pas, elle grandit lorsque les promesses sont tenues, lorsque la loi protège chacun, lorsque les institutions servent leur peuple et lorsque les citoyens peuvent envisager un avenir pour eux-mêmes. La Sierra Leone apporte cette leçon à cette assemblée à un moment où la confiance entre les nations envers les institutions et dans la coopération multilatérale est mise à rude épreuve.
Julius Maada Bio, Président de la République – Sierra Leone
Selon le président Julius Maada Bio, le droit international perd en crédibilité du fait d’un partage inégal du pouvoir. Il fustige l’absence de siège permanent au Conseil de sécurité pour l’Afrique, qui compte pourtant plus de 1,6 milliard d’habitants et représente un poids stratégique majeur.



