MADAGASCAR renforce son influence dans la filière cacaoyère mondiale. L’élection de Philippe Fontayne à la présidence du Conseil de l’ICCO met en lumière un pays reconnu pour la qualité de son cacao. Avec près de 15 000 tonnes exportées par an, la Grande Île entend valoriser davantage sa production et développer la transformation locale.
Madagascar accentue sa présence au sein de l’industrie mondiale du cacao. En effet, lors de la 114e session de l’Organisation internationale du cacao (ICCO), Philippe Fontayne, vice-président du Conseil national du cacao de Madagascar, a été désigné à la présidence du Conseil de l’institution pour le mandat 2026-2027.
À l’échelle mondiale, voir Madagascar prendre la présidence de l’Organisation internationale du cacao est un signal fort. Même si le pays ne pèse que 15 000 tonnes sur un marché de 5 millions de tonnes, il incarne l’excellence avec un cacao classé à 100 % comme cacao fin et aromatique. Cette présidence offre une tribune précieuse pour placer au cœur des débats les véritables priorités du secteur : la juste rémunération des producteurs, les normes de lutte contre la déforestation et l’adaptation aux changements climatiques.
BOUBACAR BA, Journaliste – Sénégal
L’élection de Philippe Fontayne à la tête du Conseil international du cacao s’inscrit dans un cadre complexe, caractérisé par la fluctuation des cours sur le marché mondial, les impacts du dérèglement climatique, l’obsolescence des vergers et le durcissement des exigences écologiques imposées par les principaux pays importateurs, tout particulièrement au sein de l’Union européenne.
Cette présidence va offrir trois leviers majeurs. Le premier est le pouvoir de négociation. Madagascar pourra peser davantage afin que la qualité exceptionnelle de son cacao fin se traduise par des prix plus rémunérateurs et plus stables pour les producteurs, au-delà des simples primes accordées aujourd’hui.Le deuxième levier concerne la durabilité des investissements. Cette position permettra de mieux mobiliser des financements pour renouveler les plantations vieillissantes, renforcer la traçabilité et adapter les cultures aux nouvelles exigences environnementales et internationales.Enfin, cette présidence constitue un véritable tremplin pour accélérer la transformation locale des fèves et créer davantage de valeur ajoutée au sein de la filière.
BOUBACAR BA, Journaliste – Sénégal
Avec environ 15 000 tonnes exportées par an sur un marché mondial de près de 5 millions de tonnes, Madagascar se distingue par la qualité de sa production. La totalité de ses fèves exportées est classée « cacao fin ou aromatique ». Le pays entend capitaliser sur cet avantage pour améliorer les revenus des producteurs, moderniser les plantations et renforcer la transformation locale.



