Face à un déficit énergétique structurel, la Tunisie accélère sa transition vers les énergies renouvelables et cherche à sécuriser son approvisionnement. La baisse de 8,2 % de la production d’hydrocarbures renforce l’urgence de moderniser les infrastructures et de développer les interconnexions régionales.
Face à un déficit énergétique structurel, la Tunisie cherche à réduire sa dépendance aux importations de gaz. Un enjeu devenu plus pressant alors que la production nationale d’hydrocarbures a reculé de 8,2 %. Cette baisse accentue la pression sur l’approvisionnement énergétique du pays et renforce la nécessité de trouver des solutions pour limiter le recours aux marchés extérieurs. Au cœur de cette stratégie : le développement des énergies renouvelables et une meilleure efficacité énergétique.
“ Il faut associer les expertises des énergies renouvelables et des hydrocarbures. La solution ne repose pas sur un seul secteur : leur collaboration est essentielle pour réduire le déficit énergétique, très coûteux pour l’État tunisien.‘’
HICHEM MANSOUR, Président de l’Association des professionnels de l’énergie – Tunisie
Pour accompagner cette transition, un financement de 430 millions de dollars doit contribuer à moderniser les infrastructures électriques et à renforcer le réseau national. L’objectif est double : répondre à la demande croissante en électricité tout en consolidant les capacités du pays. Une transformation qui passe aussi par de nouvelles infrastructures capables de sécuriser et de diversifier les sources d’approvisionnement énergétique.
“ Les objectifs sont ambitieux : 35 % d’énergies renouvelables dans le mix électrique en 2030 et 50 % en 2035. Fin 2025 et début 2026, des projets majeurs de plus de 300 mégawatts sont entrés en exploitation. D’autres sont en préparation via les régimes de concession, d’autorisation et d’autoproduction. “
EZZEDDINE KHALFALLAH, Expert international en énergie – Tunisie
Ces enjeux sont au cœur de la deuxième édition de l’Ifriqiya Energy Hub, tenue les 23 et 24 septembre 2026 à Tunis, autour du leadership et de la coopération pour un avenir énergétique plus sûr et durable. Les discussions ont porté notamment sur le stockage de l’énergie et le développement des interconnexions. Parmi les projets à l’ordre du jour, ELMED occupe une place stratégique. Cette future liaison électrique entre la Tunisie et l’Italie doit renforcer les échanges entre l’Afrique du Nord et l’Europe, tout en rapprochant davantage la Tunisie des réseaux énergétiques euro-méditerranéens.



