Face aux sécheresses et pluies intenses menaçant le milieu rural à Djibouti, le gouvernement modernise l’alerte précoce et implique les populations locales, surtout les femmes, dans la prévention.
Les impacts des aléas climatiques pèsent lourdement sur la population et l’économie de Djibouti. En un seul épisode, les pluies torrentielles ont touché jusqu’à 200 000 personnes, causant des dommages évalués à près de 47 millions de dollars depuis janvier 2026. Sans efforts significatifs en matière d’adaptation, le dérèglement climatique pourrait occasionner une perte annuelle atteignant 6 % du PIB à l’horizon 2050.
“ Les sécheresses récurrentes, les inondations soudaines, les vagues de chaleur et la dégradation progressive des ressources naturelles affectent gravement les moyens de subsistance des populations, en particulier dans les zones rurales. La convention signée entre le ministère de l’Environnement et le ministère de la Femme et de la Famille vise à renforcer le système d’alerte précoce aux niveaux régional et communautaire face aux inondations et aux sécheresses, notamment à travers le déploiement sur quatre ans et demi d’un dispositif régional d’alerte précoce sensible au genre. ‘’
CHOUKRI HOUSSEIN , Secrétaire général par intérim- ministère de la Femme et de la Famille – Djibouti
Face à ces risques, les autorités renforcent les systèmes d’alerte précoce contre les inondations et les sécheresses. Le projet de résilience climatique et de sécurité alimentaire prévoit l’opérationnalisation de 4 unités régionales sensibles au genre. Il est financé à hauteur de 23,3 millions de dollars par le Fonds pour l’Environnement mondial.
“ Plutôt que de mettre en place un système séparé pour les femmes, la démarche vise à intégrer pleinement les besoins, contraintes, capacités et contributions de l’ensemble des groupes de population au cœur même du fonctionnement de l’alerte précoce.«
DINI ABDALLAH , Secrétaire général du ministère de l’Environnement – Djibouti
Les femmes rurales sont associées à la conception et à la diffusion des alertes, notamment en raison de leur rôle dans la gestion de l’eau et la sécurité alimentaire. Le projet prévoit également la restauration de plus de 3 800 hectares de pâturages et 120 hectares de terres agricoles, afin de renforcer durablement la résilience des communautés rurales.



