L’Algérie renforce son rôle dans le développement de la filière hydrogène vert en accueillant la 2ème réunion ministérielle consacrée au corridor Sud de l’hydrogène. Réunissant plusieurs pays européens et nord-africains, cette rencontre vise à accélérer la réalisation d’un projet stratégique de 3 300 kilomètres destiné à acheminer l’hydrogène renouvelable vers les marchés européens.
L’Algérie a accueilli, le 1er octobre 2026, la deuxième réunion des ministres de l’Énergie des cinq pays partenaires du SoutH2 Corridor : l’Algérie, la Tunisie, l’Italie, l’Autriche et l’Allemagne. La rencontre s’est conclue par la signature de la Déclaration ministérielle d’Alger, destinée à renforcer la coopération pour développer cette infrastructure stratégique de transport d’hydrogène vert vers l’Europe.
“Nous avons affirmé au cours de cette rencontre l’importance stratégique de l’initiative du South Edge II Corridor en tant que levier d’intégration régionale et de coopération dans le domaine de l’énergie.”
MOURAD ADJAL, Ministre de l’Énergie et des Énergies renouvelables – Algérie
Le projet prévoit un corridor d’environ 3 300 kilomètres, reliant l’Afrique du Nord aux principaux pôles de consommation européens. Selon les promoteurs du projet, sa capacité d’importation pourrait atteindre 4 millions de tonnes d’hydrogène vert par an. L’objectif annoncé correspondrait à environ 10% de la demande européenne attendue en 2040.
“Ce projet permettra de rapprocher davantage nos pays, d’autant que ses principaux fondements existent déjà. Il constitue donc une véritable opportunité pour franchir une nouvelle étape. Nous ne devons pas perdre de temps”.
Frank Wetzel, Secrétaire d’État au ministère fédéral de l’Économie et de l’Énergie – Allemagne
L’initiative vise également à réutiliser plus de 65 % des réseaux existants, avec une mise en service envisagée au début des années 2030, pour soutenir la transition énergétique entre l’Europe et l’Afrique du Nord.



