À la tribune de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies, la République du Congo a défendu une réforme du système multilatéral accordant une place plus importante à l’Afrique. Porteur du message du président Denis Sassou Nguesso, Constant-Serge Bounda, ministre des Affaires étrangères, de la Francophonie et des Congolais de l’étranger, a également réaffirmé les priorités diplomatiques et économiques du pays.
À la tribune de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies, la République du Congo défend la réforme du Conseil de sécurité des Nations unies. Le pays d’Afrique centrale estime que la représentation actuelle ne reflète plus les équilibres géopolitiques mondiaux. Membre du comité des dix chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine, le pays réitère son soutien à l’attribution de deux sièges permanents à l’Afrique, assortis du droit de veto.
« Le monde a changé, le monde a évolué. Les institutions doivent changer avec lui. C’est un impératif. L’Afrique ne demande pas une faveur, elle demande sa juste place. La République du Congo, en sa qualité de membre du comité des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine sur la réforme du Conseil de sécurité des Nations unies, le C10, ne transigera pas sur cette exigence commune. »
Constant Serge Bounda, Ministre des Affaires étrangères – Congo
Le chef de la diplomatie congolaise a, par ailleurs, réaffirmé la candidature du Congo comme membre non permanent du Conseil de sécurité pour la période 2030-2031. Une ambition qui s’appuie, selon lui, sur l’engagement du pays dans les processus de médiation et de résolution des conflits en Afrique. Sur le plan économique, Brazzaville appelle à une réponse internationale à la dette des pays en développement. Le ministre a notamment plaidé pour des mécanismes d’allègement, voire d’annulation de dettes, afin de dégager des ressources en faveur des Objectifs de développement durable.
« Les ambitions de développement de la République du Congo, comme celles de nombreux pays africains, sont aujourd’hui freinées par le poids de la dette, des inégalités du système financier international et des conséquences du changement climatique. À quatre ans de l’échéance sur les ODD, nous ne pouvons nous permettre un nouveau fiasco collectif. La République du Congo appelle donc à une réponse internationale ambitieuse à la question de la dette des pays en développement, y compris à travers des mécanismes d’allègement et, lorsque les circonstances le justifient, l’annulation de dettes permettant de libérer des ressources pour les investissements essentiels aux ODD. »
Constant Serge Bounda, Ministre des Affaires étrangères – Congo
Autre priorité défendue à cette tribune : la préservation du bassin du Congo. Le pays réclame une rémunération plus juste des services écosystémiques rendus par ses forêts et des financements durables pour leur conservation. À travers cette intervention, Brazzaville réaffirme son attachement au multilatéralisme, au dialogue entre les nations et à une coopération internationale davantage attentive aux enjeux du continent africain.



