À l’occasion de la 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations unies, les dirigeants africains ont appelé à une réforme du système multilatéral face aux défis mondiaux. Du Sénégal au Cameroun, en passant par le Botswana, les priorités portent notamment sur la paix, le développement durable, le financement du développement et une meilleure représentation de l’Afrique dans les instances internationales.
À la tribune de la 81ème session de l’Assemblée générale des Nations unies, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a appelé à un « sursaut » du système multilatéral, confronté à la multiplication des conflits, à la crise de confiance envers les institutions internationales et aux difficultés d’application du droit international. Quatre-vingts ans après la création de l’ONU en 1945, le chef de l’État a intercédé pour que l’Organisation retrouve sa « promesse originelle ».
“il y a une crise de confiance dans l’originale promesse des Nations unies, c’est-à-dire la préservation des générations à l’avant de l’escalade de la guerre et la promotion d’un progrès économique et social pour tous.”
Bassirou Diomaye Faye, Président de la République – Sénégal
Le Cameroun par le biais de son ministre des Relations extérieures, Lejeune Mbella Mbella, a plaidé pour un financement accru des ODD, l’industrialisation, la valorisation locale des ressources et l’intégration régionale. Ces initiatives visent à soutenir l’objectif gouvernemental d’une croissance moyenne comprise entre 4,5% et 8,1% sur la période 2020-2030. Pour 2026, la croissance du PIB camerounais est attendue à 3,3%, contre 3,2 % en 2025.
“Le financement pour le développement ne doit pas être considéré comme quelque sorte de kindness, mais plutôt un investissement en stabilité, en prospérité partagée et en sécurité collective. C’est pourquoi, le Cameroun a appelé à l’implémentation diligente et compréhensive des engagements faits à Séville en juillet 2025 concernant le financement pour le développement”.
Lejeune Mbella Mbella, Ministre des Relations extérieures – Cameroun
L’accent a également été mis sur l’urgence de lutter contre les changements climatiques, de réduire les inégalités o et de veiller à ce que les transformations technologiques et économiques profitent à l’ensemble des pays.
“Pour le Botswana, gardienne de la Delta Okavango, un site d’héritage du monde UNESCO, et de l’écosystème Kalahari, le changement climatique affecte directement les vivacités, la sécurité de l’eau et la biodiversité”.
Duma Gideon Boko, Président de la République – Botswana
Cette session, réunissant environ 130 chefs d’État et de gouvernement, a vu les États africains plaider pour un multilatéralisme plus inclusif et une participation accrue de l’Afrique aux décisions internationales.