Les chefs d’Etat et de gouvernement des 5 pays fondateurs du Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD) notamment l’Algérie, l’Egypte, le Nigeria, le Sénégal et l’Afrique du Sud réunis en EGYPTE ont adopté le samedi 3 octobre 2026 la Déclaration d’Al-Alamein, à l’issue d’un sommet consacré aux 25 années de parcours du NEPAD, devenu l’Agence de développement de l’Union africaine (AUDA-NEPAD) au moment où l’Afrique représente environ 1,58 milliards d’habitants pour un PIB estimé à 3.000 milliards de dollars selon les Nations Unies et la Banque mondiale.
Créé en 2001 par 5 pays fondateurs, le Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD), devenu l’AUDA-NEPAD, l’agence de développement de l’Union Africaine chargée de mettre en œuvre les politiques de développement de l’Afrique. Regroupant 55 pays pour un PIB estimé à 3.000 milliards de dollars selon la BAD. 25 ans après sa création, il était question d’apprécier les actions menées jusqu’ici. .Le président BASSIROU DIOMAYE FAYE, se félicite des avancées notées, tout en retenant les défis auxquels fait face le nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique.
Nous nous réunissons aujourd’hui comme un symbole, 25 ans après la création du NEPAD en 2001. Cela nous rappelle le pacte fondateur, éradiquer la pauvreté et promouvoir la croissance et le développement durable en Afrique. Sur cette base, des progrès indéniables ont été accomplis dans la réalisation de grandes infrastructures, le développement du capital humain et la croissance des échanges commerciaux intra-africains.
BASSIROU DIOMAYE FAYE, Président de la République
Avec 12 des 20 économies les plus dynamiques au monde, l’Afrique pourrait atteindre 4,5% de croissance en 2027 selon la BAD. A El-Alamein, le président du Sénégal mise sur : la préservation de l’esprit des pères fondateurs, faire du développement une responsabilité collective en misant sur les ressources du continent et l’intégration en Afrique.
Préserver l’esprit qui a guidé à la création du NEPAD, à savoir faire du développement du continent une responsabilité collective et miser sur nos atouts tels que la jeunesse de la population, le potentiel agricole avec les terres arables et les immenses ressources dont regorge l’Afrique.Deuxièmement, de consolider le développement stratégique des infrastructures régionales pour faciliter la circulation des personnes et des biens et une meilleure intégration économique du continent.
BASSIROU DIOMAYE FAYE, Président de la République
Au cours des 25 dernières années, cette institution qui a commencé comme une déclaration d’intention commune est devenue un outil de développement avec un bilan mesurable dans les infrastructures, l’agriculture, la santé, la résilience climatique, l’égalité des sexes et l’autonomisation des jeunes. En matière de commerce et de connectivité par exemple, le programme de poste frontière unique d’AUDA-NEPAD est passé d’un seul passage à Chirundu entre la Zambie et le Zimbabwe en 2009 à 32 postes opérationnels en 2025. Avec 1,58 milliard d’habitants, 3 000 milliards de dollars de PIB et 60% de la population qui a moins de 25 ans, l’Afrique organise son marché, l’échéance est fixée en 2027. D’ici là, la Plateforme d’Investissement d’El-Alamein devra combler une partie du déficit de 68 à 108 milliards de dollars d’infrastructures qui bloque encore le continent. Un défi qui se veut panafricain



