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Afrique : le Camerounais Maurice Kengne Kamga élu président du Tribunal international du droit de la mer

Le drapeau camerounais flotte au sommet de la justice mondiale : le professeur Maurice Kengne Kamga a été élu, ce 1er octobre 2026, président du Tribunal international du droit de la mer (TIDM) pour un mandat de trois ans. Premier ressortissant du Cameroun à accéder à cette prestigieuse fonction à Hambourg, ce diplomate et universitaire de 59 ans prend la barre d’une juridiction stratégique, au cœur des arbitrages géopolitiques et climatiques contemporains. Retour sur la trajectoire d’un juriste d’exception qui a consacré plus de 35 ans de carrière aux arcanes du droit international. 

De Bandjoun aux plus hautes juridictions internationales, le professeur Maurice Kengne Kamga a bâti une carrière d’exception, au carrefour du droit, de la diplomatie et de la recherche universitaire. Élu président du Tribunal international du droit de la mer (TIDM) le 1er octobre 2026, il devient le premier Camerounais à accéder à cette prestigieuse fonction. À la tête de cette juridiction supranationale pour un mandat de trois ans (2026-2029), il incarne, selon les experts, le leadership idéal pour piloter une institution appelée à jouer un rôle crucial dans le règlement des différends maritimes mondiaux. 

From Bandjoun to the highest international courts, Professor Maurice Kengne Kamga has built an exceptional career at the crossroads of law, diplomacy, and academic research. Elected President of the International Tribunal for the Law of the Sea (ITLOS) on 1st October 2026, he becomes the first Cameroonian to achieve this prestigious position. Heading this supranational jurisdiction for a three-year term (2026–2029), experts consider him to embody the ideal leadership to steer an institution called upon to play a crucial role in resolving global maritime disputes. 

Le tribunal international pour la paix à l’océan, basé à Hamburg, a la tâche de résoudre les problèmes entre les partis de l’État et la Convention des Nations Unies sur la paix à l’océan. Le tribunal peut donc résoudre les problèmes concernant l’espace dans l’océan et les ressources dans l’océan. Concernant l’espace, chaque État costard a le droit d’accueillir certaines zones maritimes sous la juridiction nationale. Ceux-ci sont les zones territoriales, les zones contiguées, les zones économiques exclusives et les zones continentales. 

Maurice Kengne Kamga, Président élu du TIDM – Cameroun

À 59 ans, Maurice Kengne Kamga n’est pas un nouveau venu dans l’univers du droit international. Il en maîtrise les rouages les plus complexes pour avoir consacré plus de 35 ans d’études et de carrière  dont 12 années passées comme greffier à la Cour internationale de justice et 6 ans en tant que juge au TIDM  à la pratique et à la recherche sur les règles qui régissent les relations entre les États. D’ailleurs, en intégrant l’Institut des relations internationales du Cameroun (IRIC), il a approfondi cette ambition en  décrochant, en 1994, un doctorat en relations internationales.

« Concernant les ressources de l’océan, dans la zone sous la juridiction nationale d’un État côtier, aucun navire d’un autre État ne peut pêcher sans l’autorisation expresse de cet État côtier. Si, par exemple, l’État côtier arraisonne un navire pour pêche illégale dans sa zone économique exclusive, le cas peut alors être soumis au tribunal pour jugement. » 

Maurice Kengne Kamga, Président élu du TIDM – Cameroun

Également, de 2001 à 2003, il a rejoint le Tribunal international du droit de la mer, où il a découvert de l’intérieur les procédures et les enjeux propres aux différends maritimes. Quelques années plus tard, il poursuit son parcours à la Cour internationale de justice (CIJ), à La Haye, où il exerce pendant douze ans, de 2008 à 2020, comme secrétaire juridique et greffier.

« Le Statut stipule que le tribunal est composé d’un corps de 21 juges jouissant de la plus haute considération morale et possédant une profonde connaissance du droit de la mer. Le droit de la mer est l’une des branches du droit international général. Par conséquent, pour devenir juge, il faut non seulement être spécialisé en droit international, mais également en droit de la mer »

Maurice Kengne Kamga, Président élu du TIDM – Cameroun

Chez Maurice Kengne Kamga, la rigueur de la recherche et la réalité de la pratique judiciaire convergent vers une seule et même exigence : disséquer les normes, en mesurer la portée et anticiper leur impact direct sur la scène géopolitique mondiale, une compétence désormais cruciale alors que sa présidence lui impose d’arbitrer les litiges frontaliers brûlants et de trancher les contentieux climatiques liés à l’élévation du niveau des mers.

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