Les pénuries de carburant fragilisent les entreprises en République du Congo. Selon la Direction générale de l’économie (DGE), ces perturbations menacent la trésorerie de 30,4 % d’entre elles et génèrent des surcoûts affectant les bénéfices de 43 % des sociétés. Les secteurs de l’industrie, du commerce, du transport et des services sont les plus touchés, voyant leurs déplacements, le fret et l’alimentation de leurs groupes électrogènes perturbés.
Les pénuries de carburant constituent une difficulté majeure pour les entreprises en République du Congo. Selon une enquête de la Direction générale de l’économie (DGE), 30,4 % des entreprises interrogées estiment que ces perturbations menacent leur trésorerie, tandis que 43 % subissent des surcoûts qui réduisent leurs bénéfices. Les secteurs de l’industrie, du commerce, du transport et des services sont particulièrement touchés. Le gasoil est le carburant le plus difficile à obtenir, ce qui perturbe les déplacements, le transport des marchandises et le fonctionnement des groupes électrogènes.
“Il convient de préciser une chose très importante, c’est que les entreprises congolaises comme tous les consommateurs subissent réellement les compte-coûts de la pénurie des produits pétroliers, d’autant plus que, depuis un certain temps, le Congo connaît ce qu’on appelle les délestages d’électricité, c’est-à-dire qu’il n’y a pas suffisamment d’électricité pour tout le monde, et cela a engendré donc des réelles pertes puisque toutes les entreprises et tous les petits consommateurs sont obligés de migrer vers les groupes électrogènes, eux-mêmes consommateurs des produits pétroliers.”
Alphonse NDONGO, Économiste – Congo
Pour garantir la continuité économique au Congo, les entreprises réclament des mesures durables : création de stocks stratégiques, priorité aux activités essentielles et optimisation logistique. L’enjeu est de prévenir les pénuries, réduire les coûts énergétiques, préserver les marges et sécuriser leur trésorerie.
“Donc, lorsque l’on subit cela, d’un côté le manque de produits pétroliers et de l’autre le manque, n’est-ce pas, d’une électricité permanente de qualité, vous pouvez imaginer que cela a un réel impact sur l’écosystème national.”
Alphonse NDONGO, Économiste – Congo
Bien qu’elle produise 300 000 barils de pétrole brut par jour, la République du Congo fait face à des pénuries récurrentes de carburant du fait de son recours aux importations de produits raffinés pour combler le déficit local. Cette situation s’explique principalement par les difficultés dans les chaînes d’approvisionnement, notamment le blocage partiel du détroit d’Ormuz, lié au conflit entre les États-Unis et l’Iran.



