Afrique : le sommet Russie-Afrique vise 60 milliards USD d’échanges commerciaux d’ici 2030

Le troisième Sommet Russie-Afrique s’est achevé ce 29 octobre 2026 à Moscou sur une ambition commerciale historique : porter les échanges bilatéraux à 40 milliards de dollars d’ici 2030. Réunissant les délégations de 48 nations africaines, dont 25 chefs d’État et de gouvernement, ce rendez-vous économique et diplomatique majeur a été marqué par la signature de plus de 50 accords sectoriels d’une valeur globale de 15 milliards de dollars. Entre projets structurants d’infrastructures et adoption d’une feuille de route stratégique pour la période 2027-2029, Moscou et le continent africain scellent un nouveau pacte industriel et technologique visant à stimuler durablement leurs ambitions de développement. 

Le troisième Sommet Russie–Afrique, organisé les 28 et 29 octobre 2026 à Moscou en Russie, a ouvert une nouvelle séquence dans les relations économiques entre la Russie et le continent africain. Réunissant des représentants de 48 pays africains, dont 22 chefs d’État et de gouvernement, cette rencontre a placé les investissements, l’énergie, les transports et l’industrialisation au cœur des discussions visant à doubler les échanges commerciaux bilatéraux pour atteindre 40 milliards de dollars d’ici 2030 selon le président russe Vladimir Poutine. Entre nouveaux cadres de coopération, matérialisés par la signature de plus de 50 accords sectoriels d’une valeur globale estimée à 15 milliards de dollars, le Maroc et plusieurs pays africains entendent tirer profit de ce rapprochement pour accélérer leurs ambitions de développement. 

« Nous investissons dans trois domaines clés : l’alimentation, l’énergie et le savoir. En matière d’alimentation, notre priorité est de nourrir notre population tout en bâtissant une économie agricole génératrice de prospérité durable. La coopération avec la Russie peut nous aider à atteindre cet objectif, notamment grâce au machinisme agricole et au développement industriel, afin de transformer davantage le fruit de nos récoltes. » 

Abiy Ahmed, Premier Ministre – Ethiopie

Au-delà des enjeux diplomatiques, le sommet a constitué une plateforme de dialogue économique réunissant 40 sessions stratégiques susceptible de favoriser l’émergence de nouveaux projets dans des secteurs structurants pour les économies africaines, notamment les infrastructures routières, ferroviaires, portuaires et énergétiques visant un objectif global de 50 milliards de dollars d’investissements russes sur le continent. Toutefois, la part globale de la Russie dans les marchés et le commerce extérieur africain est historiquement faible, représentant environ 1,5 % à 2,5 % des parts de marché totales du continent d’après la Commission économique pour l’Afrique des Nations unies.

« Bien sûr, nous devons attirer des investissements mutuellement avantageux. Leur protection est notre priorité absolue. Le monde change. L’Afrique change. L’Afrique monte en puissance. Nous l’avons affirmé et nous sommes unanimes sur ce point : le rôle de l’Afrique va grandir. Dès lors, l’influence de l’Afrique et sa représentativité au sein des organisations internationales (1:14) doivent être pleinement garanties. »

Vladimir Poutine, Président de la Fédération – Russie

 D’ailleurs, l’un des principaux résultats institutionnels de cette rencontre a été l’adoption de trois documents majeurs, confirmée le 29 octobre par la Présidence égyptienne. Il s’agit de la déclaration finale du Sommet Russie–Afrique, d’une déclaration consacrée à la coopération dans les applications civiles de l’intelligence artificielle et du Plan d’action du Forum de partenariat Russie–Afrique pour la période 2027-2029.

Agenda

Bouton retour en haut de la page
logo Africa24tv

CONTACTEZ NOUS

xxxxxxx@yyy.com